Les Bleus posent un pied en Afrique du Sud

FOOTBALL Contrat rempli pour l'équipe de France face à l'Eire...

Matthieu Payen

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 Nicolas Anelka félicité par ses coéquipiers après son but face à l'Eire en barrages pour le Mondial 2010, le 14 novembre 2009
 Nicolas Anelka félicité par ses coéquipiers après son but face à l'Eire en barrages pour le Mondial 2010, le 14 novembre 2009 — REUTERS/Cathal McNaughton

«Les Bleus bien barrés». Le titre de L’Equipe est facile, mais au moins il est clair. La France n’a pas réalisé un match lumineux face à l’Eire, mais ils s’en sortent avec le plus important, la victoire (0-1). Face à des Irlandais galvanisés par leurs 72.000 supporters, mais sans la tempête annoncée, les partenaires de Thierry Henry ont surtout fait preuve de réalisme offensif, infligeant sa première défaite à l'équipe de Giovanni Trapattoni depuis le début des qualifiactions au Mondial.

 

Deux hommes ont marqué le match. Nicolas Anelka, d’abord,  - "Saint-Nic", pour The Sun - auteur du seul but de la rencontre à la 72e minute. Le joueur de Chelsea, généralement peu à l’aise dans ce rôle d’ailier droit, a montré tout son talent d’animateur offensif. Toujours disponible, n’hésitant pas à décrocher très bas pour remonter les ballons, il frappe plusieurs fois au but avant de trouver la faille, bien aidé par le défenseur irlandais St-Ledger qui dévie la balle et trompe son gardien. «Ce n’est pas tellement pour moi que c’est important, mais c’est pour tout le monde», commente Anelka, toujours aussi expressif.

 

«Ce n’est que la mi-temps»

 

L’autre homme du match s’appelle Hugo Lloris. Le gardien des Bleus a démontré qu’il était un dernier rempart extrêmement serein. Souvent gêné mais jamais pris en défaut par les Irlandais sur ses prises de balle aériennes, il se montre décisif par deux fois, réparant les bêtises d’une défense centrale pas encore irréprochable. En première période, il remporte un premier duel face à Robbie Keane à la suite d’une erreur de marquage de Gallas. Le ballon repoussé échoue dans les pieds de Lawrence qui ne trouve pas le cadre. En toute fin de match, Abidal - coutumier des boulettes qui coûtent cher - est à son tour sur le point de commettre l’irréparable, manquant sa passe et se retrouvant seul face à trois Irlandais. C’est encore Lloris qui sort une parade devant Whelan et préserve la victoire.

 

Une victoire qui fait du bien après une semaine de tension, de petites phrases et de gros doutes. Pas question pour autant de se relâcher. «Ce n’est que la mi-temps», ont entonné en chœur les joueurs et leur sélectionneur à la fin du match. Il reste encore 90 minutes avant de prendre ses réservations pour l'Afrique du Sud. Mais cette fois-ci, les 72.000 supporters seront derrière les Bleus.