Les primes ne font pas recette

Sandrine Dominique

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Ce n'est même pas une question ­d'argent. En bon capitaine olympien, Mamadou Niang avait réussi la semaine passée à convaincre ses dirigeants d'augmenter les primes de victoire à domicile. De quoi stimuler l'équipe avant de recevoir Toulouse samedi lors de la 11e journée de L1. « On a voulu mettre un peu plus de piment pour gagner, car on s'était rendu compte que, la saison dernière, nous avions eu beaucoup de mal à la maison, se justifie le gardien Steve Mandanda. C'est là que nous ­avions perdu le championnat. » En effet, Marseille avait abandonné 22 points au Vélodrome l'an passé. Mais au regard du triste match nul (1-1) réalisé par l'OM samedi face à des Toulousains réduits à dix pendant 82 minutes, même cette renégociation des primes n'a pas suffi à faire pencher la balance.

Certains penseront que c'est tant mieux sinon « cela voudrait dire que l'unique motivation est l'argent » fait observer Didier Deschamps. Il n'en reste pas moins que l'absence de résultats au Stade Vélodrome (5 points sur 12 cette saison) inquiète les supporters, car ­l'enceinte marseillaise ne fait plus peur. Tout cela ne semble pas préoccuper le coach et ses joueurs. « Statistiquement, ça devient plus difficile de s'imposer à domicile face à des équipes très regroupées et pas que pour l'OM », assure la Dèche qui n'a pas dû regarder les résultats de Bordeaux en ce début de saison (18 points sur 18). Pour Stéphane M'Bia, il faut surtout se tourner vers le « facteur chance ». « Dans une équipe, on a beau être talentueux et avoir les meilleurs joueurs, il y a ce facteur chance qui est important, renchérit le milieu récupérateur. Nous sommes heureux d'avoir pu produire du jeu et de s'être procurés beaucoup d'occasions contre Toulouse. Mais nous n'avons pas eu cette chance de tuer le match. Disons que les buts que nous n'avons pas inscrits [samedi], nous les marquerons mardi. » Face à Zurich, les Olympiens devront forcer leur destin pour poursuivre l'aventure en C1. W