L'attaque, le casse-tête du PSG

FOOTBALL Le club de la capitale n'arrive plus à marquer. Inquiétant avant de se déplacer à l'OM...

M.G.

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 L'attaquant du PSG Mevlut Erding contre le Lillois Adil Rami, le 30 août 2009.
 L'attaquant du PSG Mevlut Erding contre le Lillois Adil Rami, le 30 août 2009. — Reuters

Au PSG, l’ambiance n’est pas vraiment à la crise, mais à l’incertitude. Félicités par Antoine Kombouaré après la défaite à Toulouse (0-1) pour leur fond de jeu, les Parisiens n’arrivent plus à faire trembler les filets. Et il y a des raisons objectives à ce manque d’efficacité. Le club de la capitale est malade de l’absence ses attaquants. Mevlut Erding, l’homme du début de saison touché à l’épaule, est indisponible depuis plus d’un mois et Guillaume Hoarau, l’homme de la saison dernière, est blessé au genou le week-end dernier (une absence de cinq semaines est avancée). «Je ne sais pas encore si Mevlut (Erding) sera apte pour jouer à Marseille. Et même moi, je ne suis pas encore sûr de jouer», résume lapidairement Peguy Luyindula, pas vraiment un finisseur malgré ses qualités dans le jeu.

Que le bon Peguy se rassure. Vu l’état des forces, il jouera dimanche soir au Stade Vélodrome. Et Mevlut Erding, sans doute aussi. Le Turc s’est entraîné normalement mercredi et son retour doit amener vitesse et percussion à l’attaque parisienne. Avec lui, le PSG a marqué dix buts. Depuis sa blessure, seulement trois. Les chiffres sont implacables. «C’est vrai que j’aime bien jouer avec lui. Ce qui ne veut pas dire que je ne m’entendais pas bien sur le terrain avec Guillaume la saison dernière», analyse Luyindula, toujours un peu méfiant des raccourcis journalistiques.

«Dans le foot, ça va et ça vient»

Avec le retour de ce duo, Antoine Kombouaré espère que la machine à marquer se dégrippe. Pour cela, il va falloir mettre une bonne dose d'huile dans les rouages. Sur les cinq derniers matchs de championnat, le PSG a marqué 3 buts pour péniblement accrocher 3 nuls. Pas vraiment l’euphorie avant de se déplacer au Stade Vélodrome. Mercredi, sous la pluie des Yvelines, Antoine Kombouaré a fait travailler ses joueurs en opposition. Pas plus de trois touches de balle, interdiction de défendre 20 mètres devant les quatre buts (deux par équipe). Une façon d’améliorer la circulation de balle et l’efficacité. «Moi je suis d’accord avec le coach quand il nous demande d’en faire un peu plus. Surtout si ce plus veut dire un but de plus que les autres», tranche Luyindula.

Et si finalement, le match contre l’OM était l’occasion de sortir du marasme et de faire taire ceux qui murmurent déjà le mot de crise? La saison dernière, l’incertitude n’avait pas nui au PSG au cours du choc de l’année. Pas vraiment en cannes avant d’aller jouer au Vélodrome, le club parisien s’en était sorti brillamment sorti grâce à Hoarau (doublé du Réunionnais et victoire 4-2). «Est-ce que ce sera un déclic? C'est prématuré de le dire. Dans le foot, ça va et ça vient», conclut, finaud Peguy Luyindula qui n’a pas oublié que l’OM était venu gagner au Parc lors du match retour (1-3).