FOOT - Une fois de plus, on attendait le club en haut de l'affiche. Une fois de plus, il a décroché du top 5...
Les Parisiens étaient seconds à l'issue de la quatrième journée. Ils sont désormais neuvièmes. La trêve internationale n'a pas empêché le
glissement du club de la capitale vers le ventre mou du classement. A une semaine d'un chaud OM-PSG, les hommes d'Antoine Kombouaré semblent avoir perdu la clé du succès. Décryptage.
Un banc trop court
Sur le papier, Paris a une équipe performante. Quelques internationaux, actuels ou anciens, (Ludovic Giuly, Claude Makelele, Peguy Luyindula, Stéphane Sessegnon, Mevlut Erding, Grégory Coupet), quelques jeunes prometteurs (Mamadou Sakho, Guillaume Hoarau, Christophe Jallet) et quelques tauliers (Ceara, Sylvain Armand, Zoumana Camara). Bref, l'équipe-type du PSG ferait rêver plus d'un entraîneur de L1. «Sur une rencontre, ils peuvent battre n'importe quelle équipe»,
assurait en début de saison à 20minutes.fr José Saez, défenseur de Valenciennes. Le problème c'est que ces éléments n'ont pas de doublures au niveau. Certes, le PSG n'a pas de Coupe européenne à jouer, mais la moindre blessure, le moindre coup de fatigue dans un match et c'est toute l'équipe qui est pénalisée. Depuis un mois, Hoarau, Erding, Makelele, Camara et Luyindula ont été sur le flanc. Ca s'est ressenti.
Une «Erding-dépendance»?
Antoine Kombouaré était loin de se douter que la blessure à l'épaule de son buteur Mevlut Erding [le 30 août face à Lille] condamnerait l'attaque parisienne à une telle aphonie. Les statistiques parlent d'elles-mêmes: dix buts marqués lors des quatre premiers matchs de la saison avec le Turc, trois seulement lors des cinq rencontres suivantes en championnat. «C'est très embêtant»,
avait alors commenté l'entraîneur parisien, avant de nuancer: «Les absents ont toujours tort. A ceux qui sont là de faire en sorte de pallier à son absence, par leurs prestations et les résultats.» Une mission loin d'être accomplie.
La reprise ratée de Hoarau
Le Réunionnais est la révélation de l'année dernière. Avec 17 buts inscrits pour sa première saison en Ligue 1,
certains voyaient déjà en lui le futur goaleador de la pointe de l'équipe de France. Mais une vilaine
blessure aux ischio-jambiers est venue perturber la préparation du joueur cet été. Depuis, rien ou presque. Un retour sur la pelouse fin septembre pour compenser l'absence de Erding et un but inscrit face à Lorient. Mais à quel prix? L'ancien Havrais a d'abord été victime d'une élongation, puis d'une entorse au genou droit. Fallait-il le faire rejouer si tôt?
Un milieu pas assez créatif
Le milieu Clément-Ngoyi a montré ses limites face à Toulouse. «J'ai vu plein de bonnes choses»,
tente Antoine Kombouaré. Il fait probablement référence à la bonne récupération des ballons sur la ligne médiane. Mais il est clair que les Parisiens n'ont pas su bonifier leur maîtrise du jeu. Le problème est que même avec le récupérateur titulaire, Makelele, cette phase de remontée de balle n'est pas assez rapide. Si l'ancien Nantais est encore bon tacleur -
parfois un peu trop -, il ne porte plus le jeu vers l'avant. Et s'il y avait une part de vrai quand Christian Gourcuff le jugeait «dépassé et en bout de course»? Du coup Kombouaré réfléchit. «
Changer de système face à l'OM. On verra cette semaine»
, a déclaré le technicien, adepte du 4-4-2 depuis le début de la saison.
M.P.