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Quand les filles du PSG passent l'après-midi au Parc

Quand les filles du PSG passent l'après-midi au Parc

FOOTBALLDimanche, les joueuses du club parisien fouleront pour la première fois la pelouse du Parc des Princes...
Romain Scotto

Romain Scotto

Il y a bien un PSG qui occupe la tête du championnat et vise une place dans le trio de tête en fin de saison. Une équipe aux noms moins ronflants que celle d’Antoine Kombouaré, mais légèrement plus ambitieuse cette saison. En tête de leur championnat après trois journées, la section féminine du club évoluera pour la première fois au Parc des Princes, dimanche, lors du derby face à Juvisy (16h).


En trente-cinq ans, le Parc a accueilli les Coupes du monde de foot et rugby, l’équipe du film «Trois zéro», Johnny Halliday, Tokio Hotel… Mais jamais les filles du PSG. «On est vraiment fières d’être les pionnières», note Sonia Bompastor, l’une des internationale française du club parisien. Arrivée à l’intersaison en provenance de Washington, elle ne devrait pas être prise de vertige dans un stade de 45.000 places. Face aux sextuples championnes de France, 6.000 personnes sont attendues. Cela devrait suffire pour établir le nouveau record de la D1 féminine.

Loin du rêve américain


«Ça nous rappellera un peu le championnat américain, lâche Camille Abily, ancienne milieu de terrain de Los Angeles, elle aussi recruté l’été dernier. C’est une reconnaissance de la part des dirigeants. Mais il y a encore à faire pour populariser le foot féminin. Quand on voit la place de notre sport aux Etats-Unis…» Sept millions de licenciés, une équipe championne olympique et des matchs diffusés à la télé. Malgré les efforts de certains dirigeants de club, la D1 en est encore très loin.


Pour les joueuses ayant goûté au rêve américain, il y a déjà une différence de mentalités. «C’est mon avis personnel, mais on ne rattrapera jamais le retard, regrette Bompastor. Là-bas, les gens ne jugent pas. En France, pour la plupart, le football n’est pas un sport de femmes.» Sa partenaire approuve: «On souffre de cette mentalité machiste en France. Quand on discute et qu’on dit qu’on joue au foot, les gens sont tout de suite surpris.»


Un projet sur trois ans


Pour faire tomber les préjugés et populariser leur sport, les Parisiennes entendent donc marquer les esprits dans ce choc face à Juvisy. En France, Lyon est au-dessus, mais avec Juvisy et Montpellier, on se bagarre juste derrière», poursuit Bompastor. Le PSG a donné trois ans à ses filles pour décrocher le titre et se faire une petite place, dans l’ombre des garçons. Le temps d’un après-midi, elles n’auront pourtant pas grand-chose à leur envier.