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Roger-Vasselin, plus qu'un fils à papa

Roger-Vasselin, plus qu'un fils à papa

TENNISVainqueur de Del Potro puis Melzer à Tokyo, le 189e joueur mondial s'apprête à défier Hewitt en quart de finale...
Romain Scotto

Romain Scotto

Depuis qu’il a sous ses ordres le 189e joueur mondial, Grégory Carraz découvre un nouveau métier. Entraîneur à distance. Avec sa compagne sur le point d’accoucher, le coach du Paris Lagardère suit de son canapé les exploits d’Edouard Roger-Vasselin, tombeur en deux jours de Juan Matin Del Potro et Jürgen Melzer à Tokyo. Les débriefings se font au téléphone. Parfois par mail.


«Comme j’entraîne plusieurs joueurs au club, dont Camille Pin, Youlia Fedossova et quelques juniors, je ne peux pas le suivre sur la tournée asiatique. Mais à l’avenir, on va se dégager des périodes pour l’accompagner en tournoi. Peut-être pendant les vacances scolaires.»


Le souvenir de Mathieu Montcourt


Avant de défier Lleyton Hewitt en quart de finale, le joueur sorti des qualifications quête donc quelques conseils là où il peut. «Je parle avec les autres Français qui connaissent mieux ces joueurs que moi. Mon père m’appelle aussi de temps en temps, confie Edouard, le fils de Christophe donc, demi-finaliste malheureux de Roland-Garros en 1983. Par le passé, le joueur de 25 ans a parfois souffert de la comparaison paternelle. Elle lui passe aujourd’hui au-dessus de là tête.


Ces derniers temps, le Francilien a eu d’autres soucis à gérer. Sa rupture brutale avec le Team Lagardère (la structure d’élite différente du club) ou la mort de son ami, Mathieu Montcourt, début juillet. «On devait partir en vacances ensemble comme l’année dernière. Au début, c’était très dur. Je pensais à lui en entrant sur le court ou quand je me retrouvais seul. Maintenant, ça va mieux… Il faut bien repartir de l’avant.»


Seize ans après son père


Deux jours avant d’entamer sa tournée asiatique, Edouard Roger-Vasselin rejoint donc son nouveau coach. «Je ne l’ai pas beaucoup entraîné, concède Carraz, mais on a déjà évoqué ce qu’on allait mettre en place ensemble, ses projets d’avenir.» A savoir progresser rapidement au classement ATP. De ce côté-là, ses exploits dans la capitale japonaise devraient l’aider. Celui qui n’avait plus gagné deux matchs d’affilée sur le circuit depuis deux ans se verrait bien réintégrer le top 100, comme il l’avait fait en 2007 (82e), après deux troisièmes tours à Roland-Garros et Wimbledon. En attendant, une demi-finale à Tokyo le comblerait amplement.