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La mue lilloise est-elle vraiment durable ?
Le raccourci est facile. Pour battre Sochaux, samedi (1-0), et signer sa première victoire de la saison, le Losc a aménagé à tous les étages. « Ce n'est pas parce qu'on a perdu trois matchs qu'on doit tout changer », avait pourtant déclaré Rudi Garci...Antoine Maes
Le raccourci est facile. Pour battre Sochaux, samedi (1-0), et signer sa première victoire de la saison, le Losc a aménagé à tous les étages. « Ce n'est pas parce qu'on a perdu trois matchs qu'on doit tout changer », avait pourtant déclaré Rudi Garcia la semaine passée. Il n'a pas tout changé, mais il a quand même tranché. Ceci n'explique peut-être pas complètement cela, mais certaines questions méritent d'être posées. Emerson et Yohan Cabaye ont-ils perdu leur place de titulaire ? Le 4-2-3-1 est-il devenu le système prioritaire ? Pierre-Alain Frau a-t-il gagné ses galons de titulaire ? Les premières réponses tomberont lors de la prochaine composition d'équipe.
En attendant, il est difficile d'évaluer la part de ces ajustements dans cette victoire. Garcia le reconnaît lui-même : « Finalement, ce match a ressemblé à ceux du mois d'août. On s'est créé plusieurs occasions, mais on a manqué d'efficacité, notamment dans la dernière passe. » Changement notable : le Losc en a mis au moins une au fond, sans se faire surprendre en défense, où les entrées de Chedjou dans l'axe et de Béria à gauche n'ont en rien pénalisé l'ensemble. « L'efficacité, elle est surtout défensive », reconnaît d'ailleurs Rio Mavuba. Et voilà donc le staff nordiste face à un dilemme : peut-on changer un système qui gagne ? C'est au milieu de terrain que le débat est le plus âpre. Sans Cabaye, un cadre de l'équipe, les Dogues ont pris trois points. Mavuba et Balmont ont assuré seuls la récupération. Et c'est Eden Hazard qui s'est retrouvé en meneur de jeu, histoire d'apporter un peu plus de soutien à l'attaquant de pointe. Sur sa forme actuelle, c'est un costume qui semble un peu grand pour le Belge. Pourtant, il est le seul à avoir le profil pour jouer à ce poste. Dans l'idée de Garcia, le système n'a de toute façon jamais été primordial. « C'est l'animation qu'en font les joueurs qui compte », expliquait-il récemment. Elle n'a pas, été révolutionnaire contre Sochaux. La grande différence s'est située dans l'apport des entrants. « Lorsqu'on fait des changements, c'est justement pour apporter un plus. Pour le coup, les entrées de Frau, Aubameyang et Vittek ont été positives », souligne le coach. Par rapport au mois d'août, toute la différence est là. W


















