US Open: Pourquoi Serena Williams a-t-elle pété les plombs?

TENNIS L'Américaine revient sur l'incident qui a clos sa demi-finale face à Kim Clijsters...

R.S.

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La joueuse de tennis américains, Serena Williams s'explique avec les arbitres et une juge de ligne lors de sa demi-finale à l'US Open, le 12 septembre 2009.
La joueuse de tennis américains, Serena Williams s'explique avec les arbitres et une juge de ligne lors de sa demi-finale à l'US Open, le 12 septembre 2009. — A.Gombert/SIPA

Serena Williams a-t-elle réellement franchi la ligne? Sur le dernier service de sa demi-finale perdue face à Kim Clijsters, la question ne se pose pas. L’Américaine le reconnaît. Elle a bien commis une faute de pied. En revanche, la cadette des Williams n’a pas confirmé les propos menaçants que lui prête une juge de ligne. Avertie pour sa faute de pied, elle aurait menacé cette arbitre, avant d’être sanctionnée d’un point de pénalité, synonyme de défaite sur une balle de match.



«Je ne l'ai pas menacée, je n'ai rien dit.... Je ne m'en souviens pas, pour être honnête, se défend la numéro 2 mondiale. J'étais dans l'instant, à un moment crucial du match. Je n'ai jamais pris part à une bagarre dans ma vie, pourquoi se serait-elle sentie menacée? Je ne veux pas revenir là-dessus, je veux laisser ça derrière moi et passer à autre chose».



«Cette balle, je vais te l’enfoncer dans le gosier»



Selon les médias américains, Serena Williams aurait pourtant parlé sur un autre ton. Au moins aussi agressif que son regard dans le feu de l’action. Pointant sa raquette vers la juge, elle lui aurait hurlé les menaces suivantes: «Je le jure devant Dieu, je vais prendre cette balle... et je vais te l'enfoncer dans le gosier... Tu entends ce que je dis? Je le jure devant Dieu.»



Si la joueuse reconnaît sa faute de pied, une telle réaction semble disproportionnée. Pourquoi Serena Williams se serait-elle énervée? Simplement parce qu’en match, ce type de faute n’est pas souvent sanctionnée. «Je n'ai pas été sanctionnée d'une seule faute de pied de toute la saison avant d'arriver à New York et là soudainement, ils se mettent à sanctionner ça. La prochaine fois que je joue ici, je me mettrai trente centimètres derrière la ligne.» Si les menaces proférées sont vérifiées, les juges de ligne devraient eux aussi prendre leurs précautions.