Baky Koné, attention fragile

Jérémy Tordjman

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L'international ivoirien n'a disputé que trois matchs cette saison. Et il ne devrait pas refouler une pelouse avant la mi-octobre. Sorti sur blessure face à Bordeaux (0-0, 4e journée), l'attaquant phocéen souffre d'une distension du ligament interne du genou gauche et sera indisponible pour six semaines. Un nouveau coup dur pour un joueur acheté à prix d'or à l'été 2008 (9 millions d'euros auquel il faut ajouter 1 million pour la qualification de l'OM en C1).

Baky Koné a été longuement désiré par Erik Gerets. « Je me suis battu avec José [Anigo] pour ce joueur et je remercie les dirigeants pour ce transfert. Si Koné pouvait refaire avec nous la saison qu'il a réalisée avec Nice l'an passé, ce serait fantastique [14 buts marqués en L1 en 2007-2008] », espérait alors l'ex-entraîneur de l'OM au moment de sa signature. Malheureusement pour le club phocéen, Koné n'a jamais véritablement justifié le montant de son transfert sur le terrain. L'an passé, il a inscrit 10 buts en 42 matchs disputés (toutes compétitions confondues). Mais outre un rendement plutôt mitigé, l'international ivoirien a multiplié les blessures. Cheville, mollet, genou, tête, cuisse... A défaut de jouer, l'ex-Niçois a donné du fil à retordre aux kinés olympiens. Et une question revient avec insistance : Koné a-t-il été surcoté ? Au moment du transfert, les observateurs dénonçaient déjà un prix élevé pour un joueur qui n'avait réussi qu'une seule et unique bonne saison en Ligue 1 avec Nice, même s'il avait été désigné meilleur joueur de L2 en 2004-2005 avec Lorient (24 buts en 35 matchs). Depuis, Koné n'a pas vraiment confirmé. Nice a empoché 10 millions d'euros. L'OM, lui, a récolté les blessures... W