Max Guazzini : «Il s'agit de respecter le secret médical»

RUGBY Le président du Stade Français s’explique sur l'annonce des trois cas de grippe A parmi ses joueurs…

Propos recueillis par Alexandre Pedro

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French Junior Minister for Sports Bernard Laporte (L) attends with Paris' president Max Guazzini the French Top 14 rugby union match Stade Francais Paris vs Bayonne, 23 November 2007 at the Jean Bouin stadium in Paris. AFP PHOTO / THOMAS COEX
French Junior Minister for Sports Bernard Laporte (L) attends with Paris' president Max Guazzini the French Top 14 rugby union match Stade Francais Paris vs Bayonne, 23 November 2007 at the Jean Bouin stadium in Paris. AFP PHOTO / THOMAS COEX — Thomas Coex AFP/Archives

Lundi, le Stade Français a annoncé sur son site que trois joueurs, dont deux étaient du déplacement vendredi dernier à Anoeta pour affronter Bayonne, sont porteurs du virus de la grippe A. Le président du club, Max Guazzini, tient à se montrer rassurant à ce sujet.

Pourquoi ne pas avoir dévoilé le nom des trois joueurs qui ont contracté le virus H1N1 ?

On a d’abord voulu gérer cet épisode avec le plus de transparence possible. C’est une situation qu’on a déjà connue avec Geoffroy Messina à son retour d’Argentine avec les Barbarians en juin. J’ai prévenu moi-même les dirigeants de Bayonne de ces trois cas avant le match de vendredi dernier, ainsi que la Ligue et la Fédération. En revanche, on ne souhaite pas dévoiler les noms des joueurs en question. Il s’agit de respecter le secret médical et la vie privée des joueurs.

Comment se portent-ils ?

Ils vont bien. Ils ont souffert d’état grippal pendant 24 heures. Les examens passés ont bien confirmé qu’il s’agissait du virus H1N1. Mais aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre. D’ailleurs, ces joueurs n’ont pas beaucoup plus souffert que s’ils avaient eu une grippe normale. Le reste de l’équipe a été mis sous traitement à titre préventif. Et je peux dire qu’aucun autre joueur n’a contracté cette grippe.

Ces malades seront-ils du voyage samedi prochain à Montpellier ?
Je ne pense pas. Ils sont quand même affaiblis comme après toute grippe.
Il faut encore quelques jours pour qu’ils retrouvent tous leurs moyens.

Y-a-t-il déjà de l’inquiétude après deux matchs sans victoire ?

L’an dernier, nous avions aligné neuf victoires pour commencer la saison et on sait comment elle s’est terminée [défaite en demi-finale]. Cette fois, nous avons débuté par deux matchs à l’extérieur. Maintenant, il faut se projeter vers l’avant.

Que pensez-vous des critiques de Christophe Dominici envers la ligne de trois-quarts?
A ce que je sache, c’est lui l’entraîneur des arrières. Il est quand même le mieux placer pour les juger.<

Les joueurs n’en font pas un drame

A voir le facétieux Sud-Africain Noel Oelschig déambuler à la sortie de l’entraînement avec un masque de chirurgien sur le visage, on se dit que la psychose sanitaire n’a pas rattrapé les joueurs du Stade Français.
«Non, la grippe A, ce n’est pas ma spécialité», s’amuse Rodrigo Roncero, pilier de son état mais aussi diplômé en médecine. L’Argentin vient comme ses coéquipiers d’écouter pendant de longues minutes les recommandations prodiguées par le professeur Walker, chef de service à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye. « Les gens se font un sang d’encre, s’étonne le centre parisien Geoffroy Messina. Pourtant, c’est comme une banale grippe. Après trois jours au lit, j’étais déjà sur pieds. Et puis l’avantage, c’est que je suis déjà immunisé.»