Loïc Rémy craint le vol vers les Féroé

FOOT Le jeune attaquant sait que le déplacement peut réserver quelques mauvaises surprises...

A.P.

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Loick Rémy lors de France - Nigéria le 2 juin 2009 à Saint-Etienne.
Loick Rémy lors de France - Nigéria le 2 juin 2009 à Saint-Etienne. — P.Fayolle / SIPA

A son époque, Dennis Bergkamp était prêt à prendre sa voiture ou même à zapper un match plutôt que de monter dans un avion. S’il est encore loin de partager la phobie du Néerlandais, Loïc Rémy ne raffole pas du transport aérien. Ça tombe mal, le voyage vers les lointaines Iles Féroé est à déconseiller à ceux qui dorment mal avant un trajet en avion. «Je crains l'avion, j'espère que ça bougera le moins possible. J'ai entendu dire qu'il y avait des manœuvres spéciales pour y arriver (aux Iles Féroé, ndlr). J'espère qu'il n'y aura pas de turbulences sinon je suis prêt à crier», angoisse le jeune attaquant niçois, presque plus décontracté quand il évoque  son vrai-faux départ vers Lyon.

Il faut dire que la dernière escapade des Bleus vers les Féroé a marqué voire traumatisé les esprits.  «On a cru qu'on allait y rester», suffoque encore Patrice Evra. Les Bleus avaient connu les pires difficultés pour se rendre il y a deux ans aux Iles Féroé, un archipel situé à équidistance de la Norvège, de l'Ecosse et de l'Islande. Des conditions climatiques difficiles (vent, brouillard) avaient d'abord empêché les Français d'atterrir la veille de la rencontre. Les joueurs et leur encadrement n'ont finalement rallié Torshavn que quatre heures avant le match avec quelques sueurs froides (vent, piste courte, montagne proche, rétablissement brusque). Ce qui avait fait dire à Raymond Domenech: «Des atterrissages comme ça, je n'en veux plus».

Un voyage au Féroé ne se passant jamais comme prévu, en 2004 le sélectionneur et une partie des joueurs étaient restés bloqués une nuit de plus en raison de la météo. L’hypothèse d’un séjour prolongé sur l’archipel ne dérange pas Loïc Rémy. Au contraire. «Je préfère rester une nuit de plus si les conditions l’obligent, je tiens quand-même un peu à ma vie», souffle l’attaquant. Après, il reste toujours à éviter le crash sur le terrain.