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Stéphane Goubert, 39 ans, toujours puceau

Stéphane Goubert, 39 ans, toujours puceau

TOUR DE FRANCELe grimpeur français attend toujours de gagner une première course...
A.P.

A.P.

Bien malgré lui, Stéphane Goubert a eu les honneurs d’un article du «New York Times». Avant le début de la Grande Boucle, le quotidien de référence américain s’est fendu d’une enquête sur cette incapacité française à gagner le Tour. Symbole de ce déclin tricolore, selon le journal: Stéphane Goubert, 39 ans, et toujours pas une victoire à son CV. A-t-on raté sa carrière quand on n’a pas respiré un bouquet de vainqueur à l’approche de la quarantaine? La réponse est dix fois non, pour ceux qui connaissent le vétéran du peloton français.


«Stéphane est un exemple de professionnalisme pour tous les jeunes, vante Laurent Biondi, un des anciens directeurs sportifs du Montpelliérain. C’est un des coureurs les plus attachants que je connaisse, tout le monde serait ravi de le voir gratter une étape sur ce Tour». Unanimement salué pour ses qualités d’homme et d’équipier, «Goubi» a tout connu dans le cyclisme. Passé professionnel chez Festina en 1994 (où il fait la connaissance de Richard Virenque qui deviendra un de ses meilleurs amis), Stéphane Goubert a toujours mis ses qualités de grimpeur au profit des autres. Pour le futur retraité, ce Tour 2009 constitue la dernière occasion de débloquer son compteur.


Surnommé «Goubistrong» en 2002


Trop altruiste pour un sport qui se court par équipes mais ne retient que les résultats des hommes, Goubert n’a peut-être pas eu «assez de détermination et d’orgueil pour jouer sa carte personnelle», regrette Laurent Biondi. Pas découragé pour autant, le capitaine de route des AG2R-La Mondiale rêve toujours de lever les bras en vainqueur sur une étape du Tour. «Mon rêve, ce serait, dans un jour exceptionnel, de prendre une bonne échappée et de jouer la victoire sur une étape, quelle qu'elle soit. Dans un bon jour, ça peut passer», se persuade celui que ses coéquipiers avaient surnommé «Goubistrong», après un Tour 2002 (terminé 17e) où il a défié les meilleurs en montagne.


«S’il doit gagner une étape, il faut que ce soit dans une arrivée en montée, après une longue échappée, il n’a pas le démarrage pour surprendre les leaders», conseille Laurent Biondi. Et si, dès vendredi au sommet d’Andorre-Arcalis, Stéphane Goubert passait à la pratique, histoire de faire mentir le «New York Times»?