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Blessé, Simon se lâche

Blessé, Simon se lâche

TENNISArrivé incertain à Londres en raison d'une douleur au genou, le Français n'a peut-être jamais aussi bien joué cette saison...
A.P.

A.P.

Un match à suvire en live comme-à-la-maison ici


Il y a du Gaël Monfils chez Gilles Simon. Non, le numéro un Français ne s’est pas mis au débardeur et aux lentilles fantaisistes. La comparaison est plutôt à chercher du côté du genou. Comme Monfils à Roland-Garros, Simon défie la médecine et la menace d’un genou «qui risque de péter à tout moment». Arrivé «à 80%» de ses moyens à Wimbledon et avec une préparation express sur herbe, Simon le cérébral a décidé de se lâcher et ça fait mal. Le voilà pour la première fois de sa carrière en huitième de finale de Wimbledon.


Un match à suivre en live-comme-à-la-maison, lundi, sur 20minutes.fr...


Dernière victime en date, le Roumain Victor Hanescu n’a pas reconnu l’adversaire emprunté et irascible qu’il avait surclassé à Roland-Garros. Conscient qu’il ne doit pas s’éterniser dans l’échange, Simon a décidé de ne plus attendre que les points tombent du ciel. Avec 45 points gagnants pour seulement 15 fautes directes, l’ancien du conservatoire de piano a récité ses gammes en fond de court. Branchée sur courant continu pour l’une des premières fois de la saison, la tête de série numéro 8 savoure sa performance: «J'ai eu des bons passages, j'ai fait des bons matchs cette année. Mais pas aussi réguliers. Là, ce qui est bien c'est que ça a duré tout le match».


Ferrero s’est mis à l’herbe


Même ralenti, le gazon londonien lui permet de se poser moins de question et d’enfin dégourdir son bras: «Quand je me sens bien sur gazon, cela me permet de frapper très fort, à plat», se réjouit-il. Un obstacle inattendu le sépare des quarts de finale: Juan-Carlos Ferrero. Maître de la terre battue avant que l’arrivée de Rafael Nadal ne l’envoie à ses doutes et à une chute vertigineuse au classement, l’Espagnol se découvre herbivore sur le tard.


Invité par les organisateurs, le vainqueur de Roland-Garros 2003 inspire la méfiance à Gilles Simon: «Il aime bien avoir le contrôle du jeu. Il faudra essayer de l'agresser, de ne pas lui laisser le temps de jouer et de poser son jeu», analyse le Français pour «L’Equipe.fr». Malgré le respect dû à tout vainqueur d’un Grand Chelem, l’obstacle n’a rien d’infranchissable pour Simon et son genou.