TENNIS - Le Français parle de son genou, de tennis et de Josselin Ouanna...
De notre envoyé spécial à Roland-Garros
Relax malgré le doute lié à son genou, Gaël Monfils n'a pas traîné
contre le Roumain Victor Crivoi, expédié en trois sets comme
l'Américain Bobby Reynolds. Comme en 2008, l'Autrichien Jurgen Melzer l'attend au troisième tour.
Deux matchs, deux victoires en trois sets, êtes-vous étonné que cela se passe aussi bien?
Ah ouais quand même... Jour après jour, je m'étonne. Je tape bien la balle, même si aujourd'hui je me déplaçais un peu moins bien. Arriver à jouer à ce niveau après quatre semaines d'absence, ça m'étonne, mais je suis content.
Mercredi, vous étiez pourtant inquiet en ce qui concerne votre genou...
J'ai compté, j'ai fait cinq heures de traitement pour venir jouer. Mercredi c'était l'enfer, j'avais très mal au genou au réveil. Je suis parti passer une IRM qui s'est révélée moyenne. On a même parlé d'injection, mais je n'aime pas trop les piqûres. Encore une fois, je ne me suis pas très bien déplacé aujourd'hui, latéralement quand je dois prendre mon appui côté coup droit, je suis quand même un peu plus lent.
Est-ce vous vous considérez toujours comme un joueur blessé?
Quand je rentre sur le terrain non, mais j'aborde l'avant-match de façon différente. Je passe mon temps avec la nouvelle machine qui envoie du froid, le Zamar. Du coup j'ai la jambe gelée toute la journée et je cours comme un lapin.
Comment expliquez-vous que votre copain Josselin Ouanna explose seulement maintenant, alors qu'il était à votre niveau en junior?
Il se met à y croire. Avec Jo (Tsonga) on le motive, on lui dit qu'il a le potentiel. Quand je vois son service, son coup droit... Mais je vous l'avais dit il y a trois ans: Josselin Ouanna, attention! J'espère que c'est juste le début pour lui.
Propos recueillis par A.P.