Mondial de volley : Les Bleus renversent la Slovénie et se qualifient pour les 8e de finale

RESILIENCE Vainqueurs (25-21, 22-25, 23-25, 34-32 et 15-7) de la Slovénie, les Bleus sont en tête de la poule D après deux matchs

20 Minutes avec AFP
Les Bleus contrant un smash de la Slovénie, à Ljubljana le 28 août 2022.
Les Bleus contrant un smash de la Slovénie, à Ljubljana le 28 août 2022. — Natasa Kupljenik/MI-PRESS/Shutte

De justesse mais ça passe pour les Bleus au Mondial de volley. L’équipe de France s’est imposée au tie-break contre la Slovénie dans sa salle surchauffée pour se qualifier en huitièmes de finale dès son deuxième match de poules, dimanche à Ljubljana.

Les champions olympiques en titre ont effacé trois balles de match dans la quatrième manche, dont une après arbitrage vidéo, une attaque d’Earvin Ngapeth faute finalement touchée du bout des doigts par le contre adverse. Vainqueurs (25-21, 22-25, 23-25, 34-32 et 15-7) du finaliste du dernier Euro, ils sont donc en tête de la poule D (5 points contre 4 pour la Slovénie et 3 pour l’Allemagne) avant d’affronter le Cameroun (0 point).

Une équipe insubmersible

Contre la Slovénie, les Bleus ont encore montré leur capacité de résilience lors de ce test de premier plan, comme vendredi face aux Allemands, où ils avaient sauvé quatre balles de set dans la quatrième manche. Dans la foulée de son titre olympique obtenu à Tokyo l’été dernier, la « Team Yavbou » semble quasiment insubmersible depuis l’arrivée au poste de sélectionneur de l’Italien Andrea Giani après la démission du Brésilien Bernardinho pour raisons personnelles fin mars.

Sous les ordres de la légende italienne, ils ont désormais remporté 14 de leurs 17 matchs disputés et la Ligue des nations, en juillet. Les Bleus ont failli perdre celui de dimanche, dans ce quatrième set où ils ont fini par arracher, dans le vacarme et une ambiance irrespirable, le tie-break sur leur septième balle de set grâce à une attaque gagnante de leur star, Earvin Ngapeth (29 points au total).

Des Bleus plus agressifs en défense

L’autre joueur clé de cette quatrième manche est Kévin Tillie, revenu depuis peu de blessure et entré en milieu de troisième set au poste de réceptionneur-attaquant en remplacement de Trévor Clévenot, en échec en attaque. Le fils de l’ancien sélectionneur Laurent Tillie a inscrit cinq points dans ce quatrième set (9 au total). Ngapeth, lui, a continué sur sa lancée dans le tie-break où les Bleus se sont rapidement détachés (8-4 sur un ace du pointu Jean Patry) face aux Slovènes, qui étaient peut-être un peu sonnés d’être passés si proches de la victoire.

Avant cela, la rencontre avait bien commencé pour les Français, qui semblaient avoir enregistré les critiques formulées par Giani malgré la victoire contre l’Allemagne : ils se sont montrés beaucoup plus agressifs en défense. À l’image du libéro Jenia Grebennikov sur la balle de premier set, conclue tout en toucher par Earvin Ngapeth, qui a déposé le ballon derrière le contre slovène. Antoine Brizard et Earvin Ngapeth ont réglé la mire au service (deux aces en fin de manches).

Mais les hôtes ont ensuite haussé leur niveau, notamment en attaque et au service, quand les Français ont commis beaucoup trop d’erreurs sur leur engagement (neuf fautes dans cette deuxième manche). Dans le troisième set, ils ne sont pas non plus parvenus à trouver la solution face au block adverse. Avant de réussir à renverser la Slovénie et éteindre la Stozice Arena.