Robin Soderling: «Je me surprends moi-même»

TENNIS Tombeur de Fernando Gonzalez, le Suédois disputera dimanche la finale de Roland-Garros...

Propos recueillis par A.P.

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Robin Soderling, le 5 juin 2009 à Roland-Garros.
Robin Soderling, le 5 juin 2009 à Roland-Garros. — B. Tessier / REUTERS
De notre envoyé spécial à Roland-Garros

On nous a changé Robin Soderling! Détendu et plutôt loquace, le Suédois revient sur son parcours étourdissant à Paris et se justifie sur la mauvaise réputation qui le précède.

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Vous êtes en finale de Roland-Garros. Vous réalisez?

C’est un sentiment incroyable. Je suis en finale d’un tournoi du Grand Chelem. Sur terre battue en plus! On m’aurait dit ça il y a quelques années... Je me surprends moi-même. Mais je sens que je joue de mieux en mieux sur cette surface.

A 4-1 contre vous dans le dernier set, vous commettez une double-faute à 15-15. Vous vous dites quoi?

Que ça ne sent pas bon pour moi. Je me sentais fatigué, mais je me suis dit que ce n’était pas de cette manière que je souhaitais terminer le tournoi. Je voulais sortir du court avec le sentiment d’avoir donné le meilleur de moi.

Comment avez-vous fait pour rester dans votre bulle après votre exploit contre Rafael Nadal ?

Ce fût compliqué mais pas autant que je l’aurais imaginé. Battre Nadal sur terre battue au meilleur des cinq sets, ça reste le plus grand défi qui existe en tennis, il faut savoir digérer cette performance. Mais j’en voulais plus, je n’avais pas l’intention d’en rester là.

Pourquoi mettez-vous une serviette sur votre tête à chaque changement de côté?
J’essaye juste de me concentrer.

Bjorn Borg était dans les tribunes, sa présence vous touche-t-elle ?
Beaucoup, c’est une légende du tennis, une référence pour tous les Suédois. Je ne sais pas s’il a fait le voyage juste pour moi, mais ça me touche qu’il soit présent dans les tribunes.

Est-ce que vous portez un des exemplaires de sa marque de sous-vêtements?

Je dois en avoir quelques-uns à la maison (grand sourire).

Beaucoup de joueurs disent que vous ne dites jamais bonjour dans les vestiaires. Peut-on mettre ça sur le compte de la timidité, comme l’avance Mats Wilander?

Timide? Je ne suis pas sûr. Je suis toujours la même personne. Peut-être que je ne parle pas beaucoup dans les vestiaires, mais c’est surtout parce que je suis un peux nerveux avant un match et que je n’aime pas trop parler avant d’entrer sur le court. Mais il ne faut rien y voir de personnel envers les autres joueurs