PSG: Sébastien Bazin s'énerve

FOOT Le crise n'en finit plus au PSG. Bazin veut sanctionner Rothen et Landreau annonce son départ...

M. Go.

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Sébastien Bazin (écharpe rouge) dans les tribunes du Parc des Princes le 13 janvier 2008.
Sébastien Bazin (écharpe rouge) dans les tribunes du Parc des Princes le 13 janvier 2008. — B.Tessier/REUTERS

C’est une constante dans l’histoire du PSG: les comptes se règlent sur la place publique. Après les interviews fracassantes de Le Guen puis Rothen, c’est au tour du président Sébastien Bazin de s’exprimer dans les colonnes du «Parisien-Aujourd’hui en France» de ce mardi matin. «Personne n’a le droit en tant que salarié de critiquer le club, ses dirigeants, ses coéquipiers ou ses supporters. Les propos de Le Guen étaient inadmissibles, ceux de Rothen sont intolérables», rappelle l’homme fort de Colony capital, principal actionnaire du club. 
 

Des joueurs irresponsables

 
Le président du PSG n’a visiblement pas digéré les propos du milieu parisien qui avait stigmatisé lundi dans «L’Equipe» l'attitude de Sébastien Bazin («j'ai senti un changement de comportement de sa part») et celle d’Alain Roche («il a passé son temps à me fracasser») «Il sera sanctionné, avait ainsi déclaré  à l’AFP Sébastien Bazin, lundi en début de soirée, en marge d'un tournoi organisé par le PSG. Les joueurs ont des contrats, des devoirs, des obligations, mais aussi beaucoup d'avantages. Ils doivent assumer leurs responsabilités, en l'occurrence ici Jérôme Rothen, et avoir de la reconnaissance pour leur club qui, lui, assume ses contrats et ses obligations». Mardi matin ne confirme pas le départ de Jérôme Rothen, du club. Alors que Landreau annonce le sien dans une interview à «France football».
 
Interrogé sur le timing de l’annonce du départ de Paul Le Guen qui a sans doute pesé sur la fin de la saison parisienne, Bazin assume: «C’était le moment de préparer la saison prochaine. Cette décision était réfléchie.» Un président remonté qui n’oublie pas de remettre à leur place les joueurs, incapables de se qualifier en Europa League. «Arrêtons de se cacher derrière une excuse. Je trouve ça assez  scandaleux dans le football: personne n’est jamais responsable de rien. D’autres clubs ont pris la même décision au même moment et comme par hasard, il n’y a qu’au PSG que cela se passe mal.»  Kombouaré va être ravi d’arriver dans cette ambiance de guerre de tranchées.