FOOT - L'entraîneur parisien revient sur ses deux années et demie à la tête du PSG dans «L'Equipe» de vendredi matin. Ca balance...
Il avait dit qu’il balancerait tout au moment venu. Depuis quelques semaines, il se murmurait qu’il sortirait peut-être un livre, mais Paul Le Guen a dans un premier temps décidé
d’accorder une interview à «L’Equipe» de vendredi matin. Alors qu’il quittera le club parisien à la fin de la saison, le technicien explique son silence: il n’avait pas envie de déstabiliser son groupe qui joue son dernier match de la saison face à Monaco samedi soir. Mais ça valait le coup d’attendre.
Notamment pour comprendre le malentendu Makelele. «Je n’ai jamais été opposé à sa venue, un tel joueur ne se refuse pas. En revanche, je n’ai pas compris pourquoi on lui proposait 4 ans de contrat», déclare le pragmatique Le Guen. «Il a dit que je n’étais pas le meilleur entraîneur qu’il ait connu. Il a raison. Et il a rajouté aussi qu’il n’était pas le meilleur joueur que j’ai entraîné. Il a raison aussi.»
Roche, incompétent?
Au contraire de Hoarau et Sessegnon qu’il dit avoir désirés, Le Guen, ne cache pas son peu d’intérêt à l’époque pour Kezman, l’attaquant serbe engagé par Villeneuve et le directeur de la cellule de recrutement, Alain Roche. «Je n’avais rien contre le joueur, mais on ne l’avait pas suivi de près, il n’était pas sur nos listes et je n’acceptais pas cette façon de faire.» Un reproche directement adressé à Roche qui n’avait pas pris le temps de lui parler de la piste Kezman. «Je ne mesurais pas à quel point son incompétence et sa médiocrité allaient me pénaliser. Dans dix ou quinze ans, il continuera à faire allégeance avec l’autorité. Moi je ne conçois pas le travail ainsi…», tranche Paul Le Guen au sujet de son ancien coéquipier.
L’ancien milieu de terrain estime que tous les éléments n’étaient pas réunis pour qu’il puisse rester à Paris. Mais il déplore le moment choisi de l’annonce de son éviction, à quelques matchs de la fin de la saison. «J’aurai voulu qu’on me laisse travailler jusqu’au bout, qu’on puisse défendre au maximum nos chances.» La fin de l’aventure parisienne est beaucoup moins harmonieuse pour Le Guen que celle qu’il avait connue à Lyon d'où il avait lui-même décidé de s’en aller après un titre de champion. Mais cela ne l’empêche pas de continuer à clamer son amour du club parisien. «J’y serais resté dix ans. C’est dur de quitter Paris, bien sûr. On ne part pas le cœur léger, mais je ne veux pas forcément me plaindre. Je suis déjà formidablement content d’avoir fait deux ans et demi dans ce club. J’aimerai toujours Paris.»
M. Go.