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Les filles piquent leur crise

Les filles piquent leur crise

TENNISIl ne reste que deux Françaises à Roland-Garros après les éliminations de Bartoli et Cornet...
A.P.

A.P.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros


Le tennis féminin français a des allures d'armée mexicaine en déroute. Il a suffi de deux tours pour réduire son contingent record de dix-neuf à deux unités (Virginie Razzano et Aravane Rezai). Dernières déceptions en date, les éliminations de Marion Bartoli et d'Alizé Cornet contre des adversaires à priori plus faibles noircissent encore un petit plus ce bilan provisoire.


Court trop lent, adversaire trop bruyante, sans oublier un début d'angine, Marion Bartoli ne savait plus à quelles excuses se vouer pour expliquer sa défaite au deuxième tour contre l'Italienne Tathiana Garbin (6-4, 7-5), pas vraiment ce qu'on peut appeler une amie. «Son clan manifestait bruyamment quand elle gagnait un point et quand je faisais une faute. Ce n'est pas super sportif. Mais bon, c'est une Italienne», expliquait la Française dans une salle de presse transformée en bureau des plaintes.


Maudit service


Deux défaites, deux attitudes. Chez Alizée Cornet la déception se veut plus analytique. Balayée en deux sets pas la puissance de la Roumaine Sorana Cirstea (6-3, 6-2), la Niçoise ne se défausse pas face aux questions mais s'interroge sur ce qui peut bien clocher dans son tennis depuis quelques mois. Si elle avance une baisse au niveau physique, son service reste le suspect numéro un: «Ce n'est quand-même pas normal de perdre aussi souvent son engagement» pestait-elle. A 19 ans, la jeune fille insouciante qui avait fait une entrée fracassante dans le Top 20 en 2008, traverse la première crise de confiance de sa jeune carrière.


Loin de toutes ces préoccupations, Virginie Razzano continue elle à tracer sa route. Plutôt dans son élément sur surface rapide, la Nîmoise s'est offert l'Espagnole Anabel Medina Garrigues, tête de série 18 et «terrienne certifiée». Au troisième tour, c'est Tathiana Garbin qui attend se dresse devant elle. Marion Bartoli doit la connaître.