TENNIS - La Française s'incline dès le deuxième tour du tournoi face à l'Italienne Garbin...
Trop d'humidité, une adversaire exaspérante et un début d'angine qui la contraint à répondre aux journalistes le nez bouché. Marion Bartoli savait dès son réveil au petit matin qu'elle ne pouvait battre Tathiana Garbin au 2e tour du tournoi (6-4 ; 7-5). Seul point positif, elle fait mieux que l'année passée, où elle avait été balayée au premier tour. Mais cela ne suffit pas pour lui faire décrocher l'esquisse d'un sourire.
Vous aviez l'air pâle sur le court. Vous n'allez pas bien?
Je suis un petit peu malade, fatiguée. Ce n'est pas évident de jouer dans le froid. Je n'étais pas dans une forme optimale. Et les conditions ne m'avantageaient pas du tout. Le court était lourd, mon service ne sortait pas de la raquette. J'ai essayé de me battre avec les moyens du jour. Mais bon, aujourd'hui, j'ai joué sur la surface la plus lente du monde.
Son cri vous a gêné apparemment...
Oui, elle fait tout le temps ça. Je m'en fiche. Je l'ai déjà battu. Mais aujourd'hui, elle avait une attitude assez pénible. Disons que son clan manifestait bruyamment quand elle gagnait un point et quand je faisais une faute. Ce n'est pas super sportif. Mais bon, c'est une Italienne...
Vous aussi, par vos origines...
Non, moi je suis Corse.
Votre déception est à la mesure de votre investissement pour ce tournoi?
Je suis déçue. J'ai mis beaucoup d'implication dans ma préparation. Je ne suis pas récompensée comme je l'espérais. Des fois ça passe, des fois pas. J'ai essayé de frapper une fois fort, la balle est parti dans la bâche. Quand je joue bien, ça ne m'arrive jamais.
Vous ne pensez pas changer quelque chose dans votre approche du tournoi?
Changer l'entraîneur? C'est ça? Parce qu'avec lui je suis 13e mondiale. On peut faire n'importe quelle préparation ce n'est pas pour ça qu'on va bien jouer. Moi, quand je me suis levée ce matin, j'ai vu le temps, et je savais qu'avec mon jeu à deux mains des deux côtés, je n'allais pas du tout être avantagée. Dès le départ, je pars avec un énorme handicap.
Vous n'avez pas été frappée par le syndrome Roland-Garros?
Non! J'étais beaucoup plus concentrée que pour mon premier tour. Le premier match était plus difficile. Ce match, je l'aurais perdu dans les mêmes conditions dans tous les tournois. Ce n'est pas le fait que je sois sur le Central, même si au niveau des Françaises, on a du mal, ici... C'est toujours difficile pour nous. Il n'y a pas d'explication. Il y a Amélie d'un coté. Et moi de l'autre. On n'a pas un jeu adapté à la terre battue.
Propos recueillis par Romain Scotto