Pelous, sans émotion apparente
Une défaite, et tout s'arrête. La demi-finale du Top 14 contre Clermont,Nicolas Stival
Une défaite, et tout s'arrête. La demi-finale du Top 14 contre Clermont,
vendredi à Bordeaux, pourrait servir d'épilogue à l'immense carrière de Fabien Pelous, 35 ans. « C'est un non-sujet pour moi, réplique le 2e ligne toulousain, qui a annoncé le mois dernier sa retraite en fin de saison. Il ne faut pas se laisser perturber par des choses qui n'ont pas lieu d'être. »
Selon le détenteur du record de sélections en équipe de France (118), l'hommage qui lui a été rendu, le 25 avril contre Bourgoin (13-6), suffit amplement. Ce jour-là, les 19 400 spectateurs du stade Ernest-Wallon de Toulouse portaient un masque à son effigie. « Je ne suis pas plus motivé que les autres fois, poursuit l'intéressé, qui s'apprête à disputer sa onzième demi-finale de championnat avec Toulouse [cinq succès, cinq défaites]. J'ai toujours abordé ces matchs avec la même envie de bien faire, de gagner. » Son coéquipier Jean-Baptiste Elissalde confirme. « Fabien a toujours joué de la même façon, avec son club comme avec l'équipe de France, explique le polyvalent demi stadiste. C'est le grand frère, un exemple pour tous. Cela va faire quelque chose quand il va arrêter. » La tristesse serait sans doute moindre si l'heure de la retraite sonnait après un quatrième Bouclier de Brennus, dans dix jours au Stade de France. W



















