Gerard Piqué contre-attaque : « Le conflit d’intérêts qu’on me reproche, c’est de vouloir aider un ami »
FOOTBALL•Gerard Piqué s’est exprimé dans les colonnes de L’Equipe pour démentir les accusations de conflit d’intérêts dans le cadre de l’organisation de la Supercoupe d’Espagne en Arabie SaouditeQ.B.
Circulez, il n’y a rien à voir. Dans l’œil du cyclone depuis la révélation de possibles commissions touchées pour l’organisation de la Supercoupe d’Espagne, Gerard Piqué a contre-attaqué dans un entretien accordé à L'Equipe. Le défenseur catalan a balayé les accusations qui le visent d’un revers de la main. « Je n’ai rien à cacher, tout est légal », assure-t-il, en déclarant qu’il n’a bénéficié d' « aucune faveur ».
« Rubiales (le président de la fédération), c’est un ami depuis l’époque où il était président du syndicat des joueurs. Donc le conflit d’intérêts qu’on me reproche, c’est finalement l’amitié que j’ai avec lui et de vouloir aider un ami, explique-t-il. Pas le fait d’avoir amené avec Kosmos une opportunité à la Fédération avec l’Arabie saoudite. Qui au passage est une opération incroyable car la Fédération est passée de percevoir 120.000 à 40 millions d’euros, dont une partie va aussi bénéficier à tout le football espagnol et aux clubs les plus modestes. »
« Parce que je suis un joueur du Barça, je n’aurais pas dû apporter cette opportunité et la Fédération n’aurait pas dû l’accepter ? Demandez à tous les présidents de clubs ce qu’ils en pensent », assène le fondateur de la fameuse société Kosmos, qui a notamment transformé le format de la Coupe Davis.
« Si j’avais personnellement et gratuitement aidé la Fédération à conclure cet accord, sans que Kosmos ne perçoive rien, là oui, il y aurait conflit d’intérêts, parce que la Fédération me devrait un service. Mais ce n’est pas le cas puisque Kosmos a été rétribué pour ses services et pas par la Fédération », argumente le champion du monde 2010.


















