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Au FC Nantes, Corchia a déjà goûté à l'amertume d'une finale perdue

FC Nantes – OGC Nice : « On joue beaucoup de choses sur ce match… » Corchia et l’exception du Stade de France

FOOTBALLLe FC Nantes disputera la finale de la Coupe de France samedi face à Nice. Une première au Stade de France pour l’effectif nantais, à l’exception de Sébastien Corchia. Le latéral revient notamment sur cette finale perdue en 2016, avec Lille
Pierre-Alexandre Aubry

Propos recueillis par Pierre-Alexandre Aubry

L'essentiel

  • Sébastien Corchia a déjà joué une finale de Coupe en 2016 avec Lille.
  • « Tout le monde pensait que Paris allait gagner facilement », raconte le Nantais, qui sait que ce genre de match se joue sur des détails.
  • Conscient des qualités de son équipe, il espère que cette deuxième tentative sera la bonne : « A nous de ne pas avoir de regrets. »

Sébastien Corchia est le seul joueur de l’effectif du FC Nantes à avoir déjà disputé une finale au Stade de France. En 2016, le latéral avait perdu, sur le fil, la finale de la Coupe de la Ligue avec le LOSC. C’était face au PSG (2-1). Le latéral nantais revient sur cette expérience amère et entend rectifier le tir avec ses coéquipiers Jaunes et Verts.

En analysant la saison passée, peut-on déjà parler d’une saison 2021-2022 réussie ?

Non, même si forcément c’est mieux que la saison dernière. Si on considérait la saison comme réussie, on arrêterait de jouer maintenant. Ce n’est pas ce qu’on veut. Cette saison sera réussie si on gagne la Coupe de France. Et le championnat n’est pas fini non plus.

L’appétit est venu en mangeant en fait…

Quand on commence le championnat comme ça, on se dit qu’il ne faut pas lâcher, avec l’objectif de gagner un trophée à la fin. Donc on peut même dire que tout commence maintenant.

Corchia FCN
Corchia FCN - P-A.Aubry/20 Minutes

D’un point de vue personnel, comment jugez-vous votre saison ?

Je me sens bien. Il y a beaucoup d’alternance. Ça fait du bien aussi car quand on joue, il faut qu’on soit bon. La concurrence fait avancer, elle est saine. L’équipe performe bien donc c’est du positif.

A votre arrivée à Nantes en octobre 2020, vous disiez vouloir retrouver des sensations. C’est le cas aujourd’hui ?

Oui, tout à fait. J’ai eu une grosse blessure qui m’a arrêté de longs mois lors de ma dernière année en Espagne. Je voulais retrouver le rythme, l’enchaînement des matchs et ce plaisir de rejouer. Ça m’a fait beaucoup de bien et je suis content ici.

Vous avez joué une finale de Coupe de la Ligue avec Lille en 2016 face au PSG. Quels souvenirs gardez-vous de ce match au Stade de France ?

J’ai joué cette finale et j’ai aussi joué contre Lens au Stade de France lorsque le club avait son stade en travaux. Aussi avec l’Equipe de France, mais je ne suis pas entré en jeu. J’ai joué un match en Bleus contre la Côté d’Ivoire, à Lens. Je m’étais fait siffler, un peu comme Jonathan Clauss récemment ! Pour revenir sur la finale de Coupe avec Lille, tout le monde pensait que Paris allait gagner facilement. Mais c’est une finale, c’était serré. On a cru l’emporter et on s’est fait prendre sur un contre. Encore une fois, c’est une finale : ça se joue à rien du tout en général. Il faut qu’on s’y attende.

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Comment avez-vous vécu cette finale perdue ?

Il y a déjà la fierté d’être arrivé jusque-là. Mais c’est forcément de la déception. Une finale comme ça, c’est l’occasion de gagner un titre et de se qualifier pour la Ligue Europa en même temps. On joue beaucoup de choses sur ce match. A nous, cette année, de ne pas avoir de regrets à la fin du match.

Sébastien Corchia avait perdu en finale de Coupe de la Ligue avec Lille, en 2016.
Sébastien Corchia avait perdu en finale de Coupe de la Ligue avec Lille, en 2016. - T.Samson/AFP

Vous êtes entré en jeu lors de la demi-finale contre Monaco. Comment avez-vous vécu l’envahissement de terrain qui a suivi la séance de tirs au but ?

Je n’avais jamais vécu ça, c’était énorme ! On ne s’y attendait pas. Au départ, on voit quelques personnes rentrer sur le terrain. A la fin, on ne voyait plus rien ! (rires) C’était une belle fête avec les supporteurs. J’ai dû mettre vingt minutes à rentrer au vestiaire tellement je devais traverser la foule ! C’était une belle communion.

Il y a bientôt un an, vous jouiez les barrages pour le maintien du FCN en Ligue 1. Qu’est-ce qui a changé en un an ?

Après cette saison difficile, on n’avait pas envie de revivre les mêmes choses quand on a démarré le championnat. Tout de suite, il y a eu une certaine prise de conscience et on a démarré à fond. Après, quand la confiance est là, on tente plus de choses sur le terrain. Il y a aussi le retour des supporteurs au stade qui nous a fait beaucoup de bien. On est très solides à domicile, c’est aussi un gros changement.

C’est aussi la réussite d’un système tactique voulu par Antoine Kombouaré, avec trois défenseurs centraux. En tant que latéral, comment vous sentez-vous dans ce schéma ?

Je m’y sens bien, parce que cela me permet de plus me projeter offensivement. On se libère plus facilement parce qu’on sait qu’on est couvert derrière. Ça nous va bien, surtout avec la rapidité de nos attaquants.

Il vous restera un an de contrat à la fin de la saison. Des discussions ont-elles été entamées avec le club ?

Non, pas pour le moment. Il me reste un an, on verra ce qui arrivera après.