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Amélie Mauresmo: «Il y a de la place»

Amélie Mauresmo: «Il y a de la place»

TENNISDemi-finaliste à Madrid la semaine dernière, la Française arrive à Paris avec plus de repères que les années précédentes...
Propos recueillis par Alexandre Pedro

Propos recueillis par Alexandre Pedro

Plus détendue et loquace qu’une Serena Williams expédiant sa conférence de presse en deux minutes trente, questions comprises, la Française aborde son Roland-Garros avec une certaine décontraction. Et quand un journaliste américain essaye de lui faire parler de ses nombreuses déceptions Porte d’Auteuil, Mauresmo esquive avec le sourire: «Je ne vois pas trop vous voulez me parler.»

Comment abordez-vous ce Roland-Garros après votre demi-finale à Madrid?


Par rapport aux deux années précédentes où j’arrivais avec aucune confiance, j’ai retrouvé un style de jeu qui peut convenir à la terre battue. Je m’en suis déjà convaincue. Au fil des années, j’ai essayé tout un tas d’approches différentes pour ce tournoi, aucune n’a fonctionnée pour l’instant. Il y a une pression qui est différente ici que sur les autres tournois. Il faut faire avec.


A Madrid, tout le monde s’accorde à dire que les conditions étaient très rapides...


Effectivement. Quand je suis arrivée ici, j’avais l’impression que les balles étaient beaucoup plus lourdes. Pratiquer le service volée risque d’être plus compliqué qu’à Madrid où les conditions étaient très rapides et avec des balles qui volaient plus à cause de l’altitude, mais je me réadapte tranquillement.

Votre salut à Paris va-t-il passer par ce jeu vers l’avant que vous avez pratiqué ces dernières semaines?


L’objectif de cette saison 2009 était de retrouver du plaisir dans le jeu. Je sais que ça ne passe plus par des rallyes de fond court, mais plus par ce que j’ai proposé à Madrid, sans se précipiter n’importe comment vers l’avant. Mais c’est vrai que j’hésite moins à aller vers l’avant.


Comment-jugez vous l’attente autour de vous?


Ça fait déjà quelques années qu’elle était moindre. Au contraire, cette année il y a un regain d’attente après le résultat de Madrid.

Aucune fille ne semble se dégager comme favorite, est-ce que ça ne rend pas ce Roland-Garros plus «gagnable»?


En dehors de Safina qui enchaîne bien sur terre, il n’y a personne qui domine et enquille les victoires en ce moment. Du coup ça ouvre des perspectives à des filles moins bien classées comme moi. Il y a de la place.

Quelle est la clé pour gagner Roland-Garros?


Ah ça si je le savais (rires)… Pendant longtemps, je figurais dans les meilleures joueuses au monde et je n’arrivais pas à bien jouer ici. Pour le coup, ce n’est ce que j’ai produit avant qui va m’en dire plus.


Un mot sur votre première adversaire, l’Allemande Anna-Lena Groenefeld?


Elle s’appuie sur un gros service. Sur dur, elle m’avait posé pas mal de problème à Indian Wells en début de saison. Sur terre, je ne sais pas trop ce qu’elle donne. Mais ça reste un premier match sérieux à jouer.