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Comment «20 Minutes» a contribué à former de jeunes footballeurs

« 20 Minutes » a 20 ans : Comment le journal s'est retrouvé dans les mains des jeunes footballeurs strasbourgeois ?

ANNIVERSAIREPour ses 20 ans, « 20 Minutes » revient avec des personnalités, célèbres ou anonymes, sur les affinités qui les lient au journal. Aujourd’hui François Keller, directeur du centre de formation du Racing club de Strasbourg, raconte comment le journal se retrouvait dans les mains des apprentis footballeurs strasbourgeois
« 20 Minutes » a 20 ans : François Keller, directeur du centre de formation du Racing club de Strasbourg
Floréal Hernandez

Floréal Hernandez

«Hopla bisame ! », disait-il en quittant la main courante des terrains d’entraînement du Racing club de Strasbourg pour aller chercher son tram. Derrière ce « salut à tous » lancé en alsacien, se trouvait un petit bonhomme, Antoine Pfaff, casquette vissée sur la tête, le verbe alerte asséné d’une voix inimitable. Mieux valait que les jeunes joueurs pros strasbourgeois que le retraité suivait depuis le centre de formation soient bons à l’entraînement, sinon la saillie partait. Entraînant les sourires et les rires des journalistes suivant le Racing, des retraités venus discuter le bout de gras et de Gress (Gilbert, entraîneur champion de France 1979 avec le club alsacien), des lycéens ou étudiants préférant l’herbe de la Meinau aux salles de cours, des passionnés ayant calé leur activité professionnelle sur celle du club alsacien.

Mais pourquoi, vous parle-t-on de ce petit monsieur aux yeux rieurs pour les 20 ans de 20 Minutes ? Car ça a été l’un des diffuseurs du journal à Strasbourg. Il le colportait de lui-même. « Tous les matins, il prenait le temps à l’arrêt de tram de prendre des 20 Minutes pour les rapporter dans les vestiaires de nos équipes de jeunes au centre de formation, se souvient François Keller, directeur du centre de formation du RCS, alors coach. Et grâce à 20 Minutes [et à Antoine Pfaff], les jeunes se sont remis à lire, à feuilleter les journaux et se sont intéressés à autre chose que juste au sport. »

Me croisant, Antoine Pfaff me débriefait mon article du matin sur le club, et là aussi la boutade pouvait être aussi bien cadrée qu’une frappe du jeune Kevin Gameiro.