Blanc met la pression pour que Bordeaux garde Gourcuff

FOOT Il veut garder Gourcuff et le fait savoir à ses dirigeants...

M. Go. avec agence

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Yoann Gourcuff auteur d'un doublé à Rennes le 29 avril 2009
Yoann Gourcuff auteur d'un doublé à Rennes le 29 avril 2009 — S.Mahé / REUTERS

Même s’il martyrise ses touillettes, Laurent Blanc n’a pas l’habitude de mâcher ses mots. Alors que les négociations entre Gourcuff et Bordeaux doivent commencer aujourd’hui, l’entraîneur de Bordeaux s’est montré dithyrambique sur le joueur de 23 ans qu’il a fait venir du Milan AC la saison dernière. «Je n'ai pas attendu ou retenu les performances du gamin (...). C'est un joueur qui fait bien jouer les autres et qui, en plus, devient décisif dans les moments importants. On lui a fait prendre conscience qu'il avait une qualité supplémentaire, c'est le jeu de tête. Rien que ça, déjà, ça mérite de le voir un an de plus.»


Bordeaux trop petit pour lui?


Une façon de mettre la pression sur ses dirigeants pour qu’ils mettent de l’argent afin de conserver Gourcuff, auteur mercredi à Valenciennes (2-1) de son 11e but en L1 cette saison (plus 8 passes décisives). Pour cela, Bordeaux doit lever l’option d’achat puisque le Bordelais n’est que prêté par le Milan. Le Président Triaud devra débourser 13,4 millions d’euros (l’option était fixée initialement à 15 millions d’euros mais le club marine et blanc a déjà versé 1, 6 millions de «frais de location»). Et puis négocier le salaire.


«On l'avait pris pour un prêt en étant quasi certain qu'il allait retourner à Milan, a poursuivi l'entraîneur bordelais. Là, on commence à se poser la question de savoir s'il va rester à Bordeaux. Donc déjà, on a évolué dans la réflexion. Maintenant, comme on dit en tauromachie, il faut porter l'estocade», a ajouté Laurent Blanc qui considère Gourcuff comme «une pierre angulaire du système»: «C'est très différent avec lui ou sans lui. Donc c'est pour cela que l'on s'y attelle. Mais il n'y a pas que ce paramètre, malheureusement», a précisé l’entraîneur qui a sorti l’argument esthétique pour bien enfoncer le clou. «Gagner des matchs, c'est bien, mais gagner en s'éclatant, c'est encore mieux. Après, s'il confirme tout ce qu'il est en train de démontrer, on sait très bien que Bordeaux sera trop petit pour lui, on en est conscient».