Coronavirus : L’Australien Alex de Minaur impliqué dans une affaire de faux pass sanitaires

TENNIS Des sources policières espagnoles ont indiqué que d’autres sportifs et personnalités publiques sont ciblés. Les organisateurs de la fraude se trouvent en France

N.S. avec AFP
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Alex de Minaur après sa défaite en 8es de finale de l'Open d'Australie contre Jannik Sinner, le 24 janvier 2022.
Alex de Minaur après sa défaite en 8es de finale de l'Open d'Australie contre Jannik Sinner, le 24 janvier 2022. — Simon Baker / AP / Sipa

Un nouveau feuilleton sportivo-sanitaire s’est ouvert ce jeudi, et le joueur de tennis australien Alex de Minaur fait partie des personnes mises en cause.  La police espagnole a achevé cette semaine la deuxième phase de l’opération « Jenner », ouverte en janvier contre la branche espagnole d’une organisation qui fournissait  des pass sanitaires et des tests PCR falsifiés en passant par des applications de messagerie instantanée. Les faux documents ont été fournis par une organisation dont les responsables se trouvent en France.

Selon des sources policières espagnoles interrogées par l’AFP, outre De Minaur, d’autres sportifs et des personnalités publiques figuraient sur la liste des possibles acheteurs de ces faux passes sanitaires. Le 32e joueur mondial, qui fête ses 23 ans ce jeudi, avait atteint en janvier les 8es de finale de l’Open d’Australie. La vaccination était obligatoire pour disputer ce tournoi, ce qui avait notamment valu au numéro mondial Novak Djokovic d’être exclu et expulsé du pays.

Des prix variables selon les ressources des clients

Au total, onze personnes ont été interpellées pour « faux ou usage de faux » et « 2.200 personnes sont visées pour avoir obtenu leur passe sanitaire de manière frauduleuse », selon les forces de l’ordre espagnoles qui ont publié un communiqué. Ce réseau facturait 50 euros le faux test PCR. Pour obtenir un faux pass sanitaire, les clients avaient deux options : soit payer « environ 200 euros » et obtenir simplement le « document frauduleux », soit, pour les clients dotés « d’un pouvoir d’achat plus élevé », « payer 1.000 euros et être inscrit sur la liste des individus ayant un schéma vaccinal complet ».

D’après la police espagnole, pour accéder à cette base de données, le réseau aurait convaincu une personne travaillant dans le secteur médical et l’enquête cible également un possible vol de codes d’accès à cette liste. Les paiements se faisaient par cryptomonnaies « via des comptes ouverts dans des pays tiers ».

Une fois le versement reçu, les clients obtenaient un QR code qui montrait un faux schéma vaccinal complet. « Ils pouvaient ensuite obtenir sous deux jours le passe sanitaire, dans lequel ils étaient enregistrés comme ayant reçu deux ou trois doses de vaccin », a détaillé la police espagnole. L’opération de police est toujours en cours et la dernière phase sera centrée sur « l’interpellation des principaux membres de l’organisation ».