Le FCN doit sécher l'arithmétique

David Phelippeau

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A défaut d'être toujours compris, Elie Baup a au moins été entendu par ses joueurs cette semaine. « Maintenant, il faut fermer notre gueule et tout faire pour arracher des points », avait décrété l'entraîneur à la casquette au lendemain de la défaite subie le week-end dernier, à Toulouse (1-0). La remarque a même dû résonner dans les bureaux de la Jonelière. Même le directeur général délégué Pascal Praud, toujours prompt à proclamer quelques vers de poésie ou échanger sur ses dernières lectures, a brillé par sa discrétion. Hors micro, Praud ne se ferait plus d'illusions sur l'avenir du FCN en Ligue 1. En tout cas, demain soir, sous les coups de 21 h, son mauvais pressentiment pourrait prendre encore davantage de corps...

Un dixième match sans victoire et Nantes, à six journées du terme, tomberait dans une dépression fatale. Les Canaris doivent remiser leur calculatrice. « Il n'y a plus de marge, il faut gagner », estime Baup. Nice, déjà sauvé, n'est-il pas le meilleur sparring-partner pour se sortir la tête de l'eau ? « Je vous coupe direct, répond le capitaine Frédéric Da Rocha. Rien n'est simple quand on est dans notre position. Justement, il faut faire d'autant plus attention qu'eux vont jouer libérés. » Elie Baup acquiesce : « Je ne pense pas qu'à sept journées de la fin, des équipes négligent quoi que ce soit. C'est important au niveau financier pour toutes les formations de finir le mieux possible au classement. Je ne vois pas Nice venir décontracté... » W