Formule 1 : Pour la saison 2022, Mick Schumacher sera pilote de réserve chez Ferrari

DE PERE EN FILS A bientôt 23 ans, Mick Schumacher remplacera les pilotes titulaires s’ils sont malades ou blessés lors de 11 des 23 Grands Prix programmés en 2022

20 Minutes avec AFP
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Une Ferrari lors du Grand Prix d'Abu Dhabi le 12 décembre 2021.
Une Ferrari lors du Grand Prix d'Abu Dhabi le 12 décembre 2021. — Phil Duncan//SIPA

Le nom de Schumacher va continuer de résonner dans les couloirs de l’écurie de Maranello. L’Allemand Mick Schumacher, fils de Michael, sera l’un des pilotes de réserve de Ferrari, en plus de disputer la saison 2022 de  Formule 1 chez Haas, a annoncé le Team Principal de la Scuderia, Mattia Binotto.

« Il ne faut pas oublier qu’il est déjà un pilote Ferrari : il fait partie de la Ferrari Driver Academy et, comme on le répète, cette académie existe pour identifier les futurs pilotes Ferrari », a expliqué Binotto lors d’une conférence de presse virtuelle lundi. « Si vous en faites partie et que vous réussissez, vous pourrez certainement avoir des opportunités ».

Des baquets très occupés

C’est en tout cas un encouragement après la première saison de Schumacher dans la catégorie reine en 2021. Le dirigeant italien a estimé que l’Allemand (19e et avant-dernier pilote titulaire, sans aucun point inscrit au volant d’une très faible Haas) « s’est bien débrouillé et a progressé, pas seulement en termes de régularité mais aussi de vitesse ».

Mick, qui aura 23 ans le 22 mars, assumera le rôle de pilote de réserve (qui consiste à remplacer les titulaires s’ils sont malades ou blessés) lors de 11 des 23 Grands Prix programmés l’an prochain, en alternance avec l’Italien Antonio Giovinazzi. Les baquets chez Ferrari ne devraient toutefois pas se libérer tout de suite. Le pilote monégasque Charles Leclerc est engagé jusqu’à fin 2024. L’Espagnol Carlos Sainz Jr, lui, a signé jusqu’à fin 2022 mais « nous allons discuter pendant l’hiver d’une extension de contrat », a précisé Binotto.

De nouveaux bolides

En outre, en 2022, ce sont des F1 entièrement nouvelles qui prendront la piste après un bouleversement du règlement technique et Ferrari a consacré l’essentiel de ses ressources cette année à développer la sienne. La monoplace a été conçue avec « un esprit plus ouvert qu’auparavant » et intègre « beaucoup d’innovations », a indiqué Binotto, qui reste toutefois prudent quant aux perspectives de la Scuderia car il est impossible de se situer en raison de l’absence de « références » sur ce qu’on fait les autres écuries.

« Nous espérons être compétitifs et, pour moi, c’est être en position de gagner des courses. Est-ce que ça signifie qu’on pourra se battre pour le championnat ? En l’état actuel, l’écart est encore important (avec les écuries de pointe Mercedes et Red Bull) mais ça fait partie de l’ADN de Ferrari d’être capable de se battre pour des pole positions et des victoires », a conclu l’ingénieur.