Des biens de Diego Maradona vendus aux enchères en Argentine

D10S Environ 23.000 euros ont été récoltés alors que 1,26 million d’euros de biens n’ont pas trouvé d'acquéreurs

20 Minutes avec agences
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Une fresque représentant Maradona, à Buenos Aires le 22 juin 2021.
Une fresque représentant Maradona, à Buenos Aires le 22 juin 2021. — Juan Ignacio Roncoroni/EF/SIPA

La vente aux enchères de biens appartenant à la légende du football argentin  Diego Maradona n’a suscité, ce dimanche, qu’un timide intérêt. De nombreux lots sont restés sans acquéreur, à l’image de voitures ou d’une maison qu’il avait offerte à ses parents.

Près de 90 lots étaient proposés lors d’enchères en ligne internationales, depuis un hôtel de Buenos Aires. Il y avait des biens aussi divers qu’une cravate, des casquettes, des chaussures de sport, une maison, deux voitures BMW, une cave à cigares, des téléviseurs, pour des mises à prix allant de 50 à 900.000 dollars (44 à 800.000 euros).

Environ 23.000 euros de lots vendus

Au total, la vente n’a permis de recueillir qu’environ 26.000 dollars (23.000 euros) alors que des biens d’une valeur globale de 1,42 million de dollars (1,26 million d’euros) sont restés sans acquéreur. Parmi ceux-ci, la maison de 700 m² avec piscine, que Maradona avait achetée dans les années 1980 à ses parents, dans le quartier résidentiel de Villa Devoto à Buenos Aires, et où ils ont vécu plus de 30 ans. Ou un appartement dans la ville balnéaire de Mar del Plata.

Le lot le plus conséquent qui est parti est un tableau d’une artiste argentine représentant Maradona mi-joueur mi-ange, ceint du drapeau argentin, et intitulé Entre Fiorito et le ciel (du nom de Villa Fiorito, le bidonville où la légende du foot argentin a grandi). La toile a été acquise pour 2.150 dollars (1.910 euros). Une photo de Maradona avec l’ancien dirigeant cubain Fidel Castro, dont il était proche, qui a vécu plusieurs années à Cuba, est partie avec un acquéreur de Dubaï, pour 1.600 dollars (1.423 euros).

Des dettes à rembourser

Mais au total, la vente de trois heures, qui avait démarré fort dès les premiers lots, avec des surenchères pour des maillots de Naples ou de l’Argentine (sans qu’il soit clair si Maradona les avait portés), s’est ensuite éteinte, malgré la participation d’environ 1.500 personnes, d’Amérique du Sud mais aussi d’Europe, de Dubaï. Une atonie contrastant avec le spectaculaire engouement, à travers l’Argentine, pour les hommages du premier anniversaire de la mort du « Pibe de oro » , le 25 novembre dernier.

« Les enchères sont comme ça, on ne peut pas connaître le résultat jusqu’à la fin. On en attendait beaucoup mais la réalité, c’est qu’on ne sait jamais », a commenté le commissaire-priseur Adrian Mercado à la fin de la vente. Les enchères, organisées par la justice, portaient sur des biens sélectionnés par les héritiers de Maradona, sans grande valeur affective ou intime. Leurs bénéfices ne devaient pas être répartis entre eux, mais devaient servir à payer les dettes et les frais divers, succession notamment, laissés par le champion décédé à 60 ans.