Revivez Bayern-Barcelone en live comme-à-la-maison

Alexandre Pedro et M. Go. pour le live

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 L'Argentin Messi et le Brésilien Alves sont très complémentaires dans le Barcelone version 2008-2009.
 L'Argentin Messi et le Brésilien Alves sont très complémentaires dans le Barcelone version 2008-2009. — REUTERS
MATCH A PARTIR DE 20H45
C'est fini. Le Bayern a marqué grâce à Ribéry, son seul véritable joueur de classe internationale (qui a dû encore une fois ravir les recruteurs du Barça) puis n'a pas su accélérer. Le Barça, même en gérant, a égalisé sur une action sublime conclue par Keita.

Le Chelse-Barcelone des demies promet.
D'ailleurs, pour revivre la soirée de folie à Stamford Bridge, c'est par ici

Merci de nous avoir suivis et à mercredi pour les lives de Monte-Carlo et de la Ligue des Champions.

90': après la pub, les petites annonces: Entraîneur amateur de méthodes de relaxation zen made in California cherche club pour exercer ses talents de gourou aux cheveux blonds. Qui n'en veut?
88': Les supporters de l'Allianz Arena (est-il possible de parler de ce stade sans évoquer une marque? Ils sont forts ces services sponsoring) avale une pastille Valda (deuxième pub) et prépare sa bronca.
87': Ah, pendant que Barcelone fait tourner, Chelsea égalise 4-4. Quelle soirée...
85': Klinsmann attend le coup de franc de Xavi en se trémoussant sur son son siège éjectable. Non ça passe juste au dessus.
82': Bon les fans du  foot, je vous conseille (parce que je suis honnête) d'aller faire un tour du côté de Londres. Il y a 3-4.  Ici on attend la douche et une bonne saucisse pour se consoler.
79': Tiens Lahm tente un tir. Histoire de justifier le gel douche.
78':  Altintop rentre en tirant la gueule et en marchant. La vache, ça promet... Borowski remplace Ze Roberto. Quel enthousiasme. Vivement les matchs contre l'Energie Cottbus.
74': Les Klinsmann Rauss montent dans l'Allianz Arena.
73': But de Keita au bout d'une action sublime orchestrée par Iniesta sur la gauche. Eto'o a servi de point de fixation. Le dernier centre aboutit à Keita qui envoie une frappe. Sans forcer le Barça va empêcher les Bavarois de gagner.
71': 20 minutes, 3 buts à marquer. A PES, c'est possible.
70': Sur un bon coup franc barcelonais, Messi cherche à péter un projecteur de l'Allianz Arena. Réussi.
69': Le bon retour de lucio dans les jambes du Caerpunais. Qui a osé prendre le ballon à Samuel fils?
66': Lahm, déjà pas très grand, est en entrain de disparaître. Le petit homme invisible n'a pas passé la ligne médiane depuis 10 minutes.
64': Voir courrir Ze Roberto après le ballon que font tourner les milieux barcelonais a quelque chose de tragique. Comme dans une une bonne vieille pièce antique.
63': Le dilemne des Baavarois: comment se ruer en attaque sans prendre des pions dans la musette? Peut-être en leur faisant peur en mettant des coups. Ou en lâchant Ribéry partout sur le terrain (ça peut faire peur aussi d'ailleurs...)
61': Alors la défense barcelonaise laisse parfois espérer une fin de match superbe. Et puis Toni rate un contrôle de la poitrine...
58': Le corner bavarois réveille l'Allianz Arena. Pas de bol ça ne donne rien de chez rien.
55': A noter qu'une autre équipe réaliste vient de revenir au score . C'est par ici.
54': Pourtant les équipes allemandes ont normalement toujours les épaules pour assumer le rôle ingrat de briseuses d'équipes trop romantiques. Ca n'a pas l'air bien parti cette fois-ci.
53': Alors ce match peut s'endormir puisque les Bavarois n'y croyaient pas et qu'ils espéraient seulement sauver l'honneur en gagnant avec un pion d'avance.
52': Du côté du Barça, on doit commencer à compter les billets pour s'acheter un petit Ribéry à l'intersaison.
50': Attention le Barça a l'air énervé et le Bayern se jette vers l'avant. La punition peut vite venir.  Et Van Bommel n'a toujours pas l'air amateur du petit jeu des punitions.
47': But de Ribéry!!! Le Français est lancé par Ze Roberto, il s'avance. On pense qu'il va centrer. Feinte de frappe. On pense qu'il va tergiverser. Mais il crochète et envoie une  minasse. Plus que 3 buts.
46': A noter avant le coup de sifflet, les chants des supporters bavarois qui encouragent toujours leurs équipes. C'est beau comme les supporters lensois en Ligue 2...
46': Bon allez c'est reparti. 4 buts en 45 minutes, ça fait un but tous les 10 minutes pour les Bavarois et ç a laisse 5 minutes pour préparer les prolongations.  Un rythme de Barcelonais quoi...
Mi-temps sur le score de 0-0. Le Barça gère, accélère de temps en temps. Tranquille. Du côté du Bayern, Ribéry est au niveau mais il y a trop de maladresses.
45': Le tacle d'Abidal sur Lell. Le Français se tourne vers l'arbitre le front luisant. Pas pénalty.
43': Arghh!! Toni rate le cadre. L'Italien aura tenté mais rien n'est passé dans cette première période.
42': On nous signale qu'il y a 2-0 du côté de Liverpool. Ca se passe ici.
42': Un arbitrage en mode sinusioïdal. D'abord Messi simule une obstruction à l'argentine. Monsieur l'arbitre siffle. Van Bommel vient de 30 mètres défoncer le même Messi. L'arbitre ne dit rien. Logique.
36': La minasse d'Alves dans le mur. Le Brésilien du Barça, c'est un peu le Taïwo du riche.
35': Le calme Van Bommel (qui a lâché cette semaine à tous les médias que Ribéry voulait aller au Barça) prend un carton  pour protestation. Au moins il parle encore à l'arbitre car le capitaine du Bayern n'adresse par contre plus un mot depuis des semaines à Klinsmann son entraîneur.
33': La classique version Barça. Messi rentre dans l'axe, Eto'o croise. Le tir du Camerounais est contré par un Demichelis en mode glissade.
30': Le Barça fait le siège de la surface depuis 5 minutes et fait tourner en cherchant l'ouverture. Pourtant quand on voit la coiffure de Demichelis, ça ne donne pas envie de rester dans le camp allemand...
28': Après avoir pris un carton, Puyol se méfie et laisse Ribéry se balader. Mais même quand le Barça ne domine pas, il en est à 53% de possession de balle.
27': Qu'est-ce qu'on fait maintenant les gars? On marque un but ou on file s'enfiler une GroBe Bier? Lahm tente sa chance de loin. C'est contré.
25': Puyol décidément pas dans le match prend un pour avoir fauché Ribéry qui ne se fait pas que des copains.
23': Puisqu'il ne se passe pas grand chose, à part Alves qui a des fourmis dans les jambes, on reste sur l'ancien Bierhoff..

Homme de pub...





21': Le tendre Bierhoff , manager général du Bayern, assiste à ce match des tribunes.

Brrrrrr, Bierhof et son but en or à l'Euro 96...






20': Comme c'était à prévoir, le match s'endort dans un faux rythme animé par les passes catalanes.
19': Quel coup d'épaule vient de prendre Ribéry. Doucement les gars, il peut jouer avec vous l'année prochaine...
18': Aurelio vient de marquer pour les Reds. Ca se passe ici
15': Klinsmann éructe sur le côté. L'arbitre ne presse pas les Barcelonais qui prennent leur temps. En même temps, le bon Jurgen joue lui sa place.
13': Ribéry!!!! Quel travail du Français qui décale Toni à gauche. L'Italien remet sans regarder et Franckie met la misère à Puyol d'un petit crochet. Le tir français passe au dessus.
11': Du côté de Bayern, il va falloir marquer vite car il y en a 4 à remonter. La défense barcelonaise a montré quelques signes de faiblesses depuis le début de ce match. 
8': Iniesta et Xavi sont en train de dynamiter le milieu de terrain. Les une-deux font tourner les têtes des grands défenseurs bavarois.
8': Lahm-Messi, c'est la baston des lutins le long de la touche.
7': Oh le Toni récupère un ballon renvoyé par Valdes! Il marque mais était de 4 mètres hors jeu.
6': Mais quelle grande chèvre ce Toni qui ne claque pas une tête facile.
5': Le Barça version Fifa 2009 ou PES (c'est au choix) se met en branle. Le ballon tourne bien et Munich court.

Vous êtes prêts pour 90 minutes à ce rythme?
4': La joli roulette dans le vide de Toni. Ca ne sert à rien mais c'était presque joli.  Ribéry montre le mailllot pour aguicher les recruteurs du Barça.
2': Le Barça a déjà le pied sur le ballon. Les Bavarois tapent dans tous les sens. On a du travailler le dégagement en catastrophe à l'entraînement cette semaine.
20h47: A noter le retour de Van Buyten du côté bavarois sur le banc. POur le moment c'est le sensuel Demichelis qui dégage bien en touche. Face au Barça, ça fait du bien.
20h45: C'est parti. Il y aura du but...
20h43: Les hommes sont dans le couloir. 69 000 spectateurs dans l'Allianz Arena et Carmina Burana pour faire soft.
20h40: Comment vous le sentez ce match? Pénible, le Bayern ne peut rien faire. Ou magique car les Bavarois vont vouloir se venger d'une humiliation 4-0 à l'aller qui a fait mal à tout le club.
20h37: Bonsoir à tous. Les compositions d'équipe viennent de tomber. Henry, fiévreux est sur le banc. Heureusement pour Christian Jeanpierre, un Français est aligné du côté du Barça: Abidal fait son retour à gauche.

AVANT-MATCH

L’élève a-t-il déjà surpassé le maître?
Encensé pour son jeu, mélange de flamboyance et rigueur collective, le FC Barcelone de Pep Guardiola rivalise déjà dans l’imaginaire des supporters catalans avec celui de Johan Cruyff. Pour définitivement entrer dans la légende, le jeune entraîneur (38 ans) doit encore mener son club à la victoire finale en Ligue des champions, comme le fit le Néerlandais en 1992 avec sa «dream-team». Etrillé 4-0 au Nou Camp en quart de finale aller, ce n’est pas le Bayern Munich qui devrait briser le rêve.
 
Pas réputé pour passer de la pommade à ses successeurs, Cruyff – qui a entraîné le Barça de 1988 à 1996 – avoue «s’éclater à voir jouer cette équipe». Homme de l’ombre très écouté par le président Joan Laporta, le Néerlandais avait d’ailleurs poussé l’été dernier la candidature de son ancien milieu de terrain, devenu entraîneur de l’équipe réserve.
 
«Suer et s’amuser»
 
Entre les deux hommes, la continuité intellectuelle est évidente. Guardiola s’est toujours reconnu dans la devise de son mentor: «Suer et s’amuser». Chez l’ancien numéro 4, tout le monde – à la notable exception de Lionel Messi – met son bleu de chauffe et travaille à la récupération du ballon. «Pep Guardiola nous donne envie de jouer de l'avant et nous fait comprendre que si nous travaillons tous en équipe, les choses sont plus faciles», synthétise l’indispensable Xavi.
 
Pour autant, Guardiola ne verse pas dans le copier-coller. S’il a emprunté à Cruyff son occupation de toute la largeur du terrain (avec Henry et Messi) et son amour pour le jeu court, Pep a su adapter le 4-3-3 «cruyffien» aux canons du football moderne. Pressing tout terrain, défense qui aime évoluer le plus haut possible, le Barça 2009 étouffe autant qu’il surclasse techniquement ses adversaires. Charge après au binôme  Iniesta-Xavi d’animer et de fluidifier le jeu comme Bakero, Laudrup et Guardiola lui-même savaient le faire en leur temps.
 
Eto’o contre… Salinas
 
En plus de la maîtrise collective et de l’esprit d’équipe insufflé par son entraîneur, le Barça 2009 peut aussi compter sur l’un des meilleurs numéros neuf de sa génération avec Samuel Eto’o. Avec Julio Salinas, l’équipe 92 était moins gâtée (Romario n’arrivera qu’en 1993). Pourtant, c’est bien elle qui reste à tout jamais, en pleine «movida», la première à avoir donné la Coupe aux «grandes oreilles» au peuple catalan. Difficile de rivaliser avec la magie d’une première fois. Pep Guardiola le sait. Il y était.