FC Séville-Losc : Y-avait-il des aveugles dans le camion du VAR?

FOOTBALL L'arbitre de la rencontre a oublié un penalty flagrant aux Lillois lors du match remporté par les Nordiste mardi soir à Séville (1-2)

François Launay
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Jonathan David réclame un penalty
Jonathan David réclame un penalty — JORGE GUERRERO / AFP
  • Lille a été privé d’un penalty plus qu’évident mardi soir à Séville après une faute de Delaney sur David.
  • Rien de préjudiciable au final pour Lille qui s’est imposé mais qui a aussi pâti d’un drôle d’arbitrage.

De notre envoyé spécial à Séville

C’est le penalty le plus évident de l’histoire qui n’aura donc pas été sifflé. Avec quelques heures de recul, les Lillois, leurs supporters, le stade Ramon Sanchez Pizjuan et les téléspectateurs se demandent encore comment Monsieur Kovacs, l’arbitre roumain de la rencontre, a pu ne pas siffler à la 17e minute la faute de Delaney sur David en pleine surface de réparation

Si le Losc s'est finalement imposé en Andalousie (1-2), à ce moment-là de la partie, les Nordistes venaient d’encaisser un but et pensaient donc avoir une chance d’égaliser. Malgré le VAR, malgré les ralentis, malgré l’évidence, le directeur de jeu n’est pas revenu sur sa décision. A croire que des aveugles avaient pris pendant quelques secondes le commandement du camion de le VAR.

« Ce n’est même pas une histoire d’interprétation, je ne comprends pas »

« Pourquoi le penalty n’a pas été sifflé sur Jonathan David ? J’ai beau regarder, re regarder, je ne comprends pas. Ce n’est même pas une histoire d’interprétation, je ne comprends pas », reconnaît Jocelyn Gourvennec, l’entraîneur du Losc.

Heureusement, malgré ce coup du sort qui en aurait énervé plus d’un, les Lillois sont restés calmes. « On n’est pas sorti de notre match contrairement à ce qu’on avait fait à Salzbourg où on avait pris un penalty litigieux. C’est en ça qu’on progresse aussi parce qu’on est resté dans le match et on a été récompensé de ça », se réjouit le technicien nordiste.

Car après ce vol manifeste, Lille a fini par obtenir réparation juste avant la pause grâce à un penalty moins évident mais transformé par David. Reste que les caprices de l’arbitre n’ont pas cessé en deuxième période. En alignant douze cartons jaunes (six de chaque côté), Monsieur Kovacs a pourri un peu une fin de rencontre tendue. Tout sauf anodin pour Lille qui sera privé d’André et d’Ikoné suspendus pour le prochain match de Ligue des champions contre Salzbourg. La faute à un arbitrage plus proche d’un match de district que de la Ligue des champions.