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Le bilan chiffré du Vendée Globe
VOILE•1 seul skipper, 14 nœuds et 150. 000 euros...M. Go.
Enfin, la quille pour Norbert Sedlacek! L'Autrichien a finalement terminé le Vendée Globe dimanche soir en dernière position après plus de 126 jours de mer. Du prize money du premier à la philosophie des amateurs éclairés de l'arrière, l’occasion d’établir un bilan chiffré de cette édition.
1: Comme l'unique skipper à avoir réalisé son tour du monde sans énergies fossiles. Avant-dernier et recordman en nombre de participations (5), le Vendéen Raphaël Dinelli est le seul à ne pas avoir utilisé de pétrole comme source d’énergie. Il avait remplacé son moteur par des solutions écologiques comme une éolienne et des panneaux solaires.
8: Elles auront fait parler ces 8 portes. A cause de la menace des glaces dérivantes (réchauffement de la planète?), l’organisation n’avait jamais autant placé de points de passages virtuels pour empêcher les skippers de descendre trop au Sud autour de l'Anterctique. Des contraintes qui ont limété les choix de route des skippers, ce qui a tué une partie de la stratégie de course dans le Grand Sud. Certains évoquent le fait d'en diminuer le nombre pour la prochaine édition.
11: le nombre de skippers à l’arrivée. Sur 30 bateaux au départ, c’est le plus ratio le plus bas depuis la création de la course. Lors de l’édition la plus ventée de 1996-1997, où Gerry Rouf avait disparu, 37,5% de la flotte avait rejoint l’arrivée, soit 6 concurrents sur 16. Sur les 336.000 personnes qui ont participé à la course virtuelle sur le net, 100 000 skippers sont déjà arrivés aux Sables d'Olonne. Mais certains sont encore en mer. Vont-ils faire mieux que les vrais?
14: En nœuds, la vitesse moyenne, du vainqueur, Michel Desjoyeaux. Un peu plus de 25 km/h, plus rapide qu’un marathonien. Le dernier, Norbert Selacek a tourné en 9,1 nœuds (un peu plus de 15km/h), soit la vitesse d'un très bon coureur.
42: environ le nombre de jours qui ont séparé l’arrivée du premier, Michel Desjoyeaux en 84 jours et du dernier, Norbert Sedlacek, qui a bouclé son tour en 126 jours.
900: le nombre de vidéos envoyées par les skippers en plein milieu des océans. Tranches de vie, confessions, cours de météo... Autant de preuves que la communication par l'image, rendue possible par l'évolution des transmissions satellitaires, devient l’une des données importantes de la course. Certains en ont envoyé beaucoup comme Sam Davies, 4e, d’autres sont restés plus mutiques comme le vainqueur Michel Desjoyeaux qui a caché une grosse avarie le jour de Noël.
150.000 : comme le chèque en euros remis au vainqueur. Les 5 derniers de la course se partagent 100.000 euros soit 20.000 euros par personne.



















