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Frédéric Déhu, des larmes de crocodile?
Une finale de faible niveau, un capitaine sifflé par ses propres supporteurs, des hooligans qui se sont encore distingués... Pénible vainqueur de Châteauroux (1-0), le Paris-SG espérait sans doute un meilleur dénouement pour une saison particulièrement ré© 20 minutes
Une finale de faible niveau, un capitaine sifflé par ses propres supporteurs, des hooligans qui se sont encore distingués... Pénible vainqueur de Châteauroux (1-0), le Paris-SG espérait sans doute un meilleur dénouement pour une saison particulièrement réussie. « Une fin en queue de poisson », confirme le président Francis Graille, dont les troupes ont pourtant ramené un trophée, six ans après la Coupe de France décrochée face à Lens. Cette finale, Frédéric Déhu l’avait vécue dans le camp des perdants. Samedi soir, le capitaine parisien, en larmes, n’a pas eu le coeur à savourer son premier succès dans cette compétition. Sifflé par une grande partie des supporteurs parisiens, y compris lors de la remise de la coupe, le défenseur du PSG a payé au prix fort son transfert programmé chez le rival honni, l’Olympique de Marseille. « C’est une honte. Après tout ce qu’il a fait pour le club, Fred méritait une autre sortie », s’est offusqué son ami Fabrice Fiorèse. Dans un entretien diffusé dimanche dans « Téléfoot », Déhu n’a pas caché son amertume envers les dirigeants du PSG : « Ils m’ont manqué de respect. Je pense avoir rempli mon contrat et je peux partir la tête haute. » « Ce n’est pas parce qu’on ne renouvelle pas un contrat qu’on manque de respect, a tenu à répondre Francis Graille. Le PSG doit rester maître de ses choix. En réalité, il a voulu un dernier gros contrat. » Même son de cloche du côté de l’entraîneur Vahid Halilhodzic : « En allant à Marseille, Déhu a fait un choix plus économique que sportif. On n’achète pas le respect avec de l’argent. » L’affaire Déhu semble donc n’être qu’une histoire de gros sous. Selon Le Parisien de lundi, le défenseur international, qui touchait à Paris 130 000 e brut par mois, n’aurait tout simplement pas apprécié que ses dirigeants lui proposent une reconduction de contrat de trois ans assortie d’une baisse de salaire de 20 %. S. B.



















