Naomi Osaka renonce à Wimbledon mais sera aux JO de Tokyo

TENNIS La star japonaise « prend du temps pour elle» mais sera «prête» pour les Jeux olympiques fin juillet

20 Minutes avec AFP

— 

Naomi Osaka lors de son premier tour à Roland-Garros, le 30 mai 2021.
Naomi Osaka lors de son premier tour à Roland-Garros, le 30 mai 2021. — Javier Garcia/BPI/Shutterstock/SIPA

Elle se prépare à son rythme. La star japonaise Naomi Osaka, qui s’était retirée de Roland-Garros fin mai disant souffrir de dépression et d’anxiété, renonce à participer au tournoi de Wimbledon, qui débute dans onze jours, a annoncé à l’AFP son agent jeudi. « Naomi ne jouera pas à Wimbledon cette année. Elle prend du temps pour elle, avec ses amis et sa famille », indique le communiqué transmis par Stuart Duguid. En revanche, « elle sera prête pour les Jeux olympiques et est impatiente de jouer devant son public », est-il ajouté.

La veille, les organisateurs de la 3e levée du Grand Chelem de la saison de tennis (28 juin-11 juillet) qui espéraient sa présence, avaient contacté son équipe, sans avoir pu « parler à Naomi elle-même » et avaient ajouté ne pas avoir « reçu la confirmation » d’une non-participation.

La voilà donc officialisée. Un deuxième coup dur pour Wimbledon en l’espace de quelques heures, puisque plus tôt jeudi, le N.3 mondial, Rafael Nadal, avait lui aussi annoncé son forfait afin de « laisser son corps récupérer ». L’Espagnol, 13 fois sacré sur la terre battue parisienne, a été déchu de son trône à Roland-Garros vendredi dernier, battu en demi-finale par Novak Djokovic au terme d’un combat épique, dans lequel il était apparu marqué physiquement.

« Longues périodes de dépression »

Osaka, N.2 mondiale et quadruple lauréate en Grand Chelem (US Open 2018 et 2020, Open d’Australie 2019 et 2021), 23 ans, avait prévenu qu’elle prendrait du recul par rapport à la compétition, en raison de problèmes de dépression et d’anxiété. Elle avait créé un choc retentissant en décidant de se retirer du tableau féminin de Roland-Garros le 31 mai, en invoquant ces raisons et expliquant avoir traversé « de longues périodes de dépression » depuis 2018.

Cet épisode constitua l’épilogue brutal d’une semaine très agitée dans le monde du tennis, après qu’elle eut d’abord refusé de participer aux conférences de presse du tournoi pour « préserver sa santé mentale ».

Sanctionnée d’une amende de 15.000 dollars, elle avait été menacée d’exclusion non seulement du tournoi parisien, mais également des autres épreuves du Grand Chelem. Osaka ne sera donc pas à Londres cette année, tournoi dont elle avait été éliminée au troisième tour en 2017 et 2018 et où elle s’était inclinée au premier tour en 2019. L’année dernière, le tournoi avait été annulé en raison du coronavirus.