France – Bulgarie : L’opposition est-elle trop faible dans les matchs de préparation avant l’Euro ?

FOOTBALL  « On n'est pas là pour se jauger », assure Lloris, estimant que sortir les muscles avant l'Euro n'est pas forcément nécessaire

W.P.
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Hugo Lloris
Hugo Lloris — Dave Winter/BPI/Shutterstock/SIPA

Le pays de Galles réduit à dix au bout de 20 minutes et maintenant, la Bulgarie. On ne peut pas dire que l’équipe de France ait choisi de se frotter à l’élite du football continental avant d’aborder l'Euro. Une remarque qui chatouille Didier Deschamps, qui a rappelé lundi en conférence de veille de match que tous les adversaires ne sont pas disponibles, mais surtout Hugo Lloris qui ne voit pas forcément les matchs de préparation comme un moyen d’exprimer sa force collective ou d’envoyer des messages à la concurrence.

« L’objectif n’est pas de se jauger, c’est d’avoir du temps de jeu, de trouver des repères individuellement et collectivement, en espérant qu’un max de joueurs ait du temps de jeu, a déclaré le gardien de Tottenham. L’objectif, c’est aussi de confirmer toutes les bonnes choses faites pendant la semaine de prépa et contre les Gallois. La compétition, c’est le 15 juin contre les Allemands. Et dans l’approche il y aura cette adrénaline, cette inconnue à l’aube de la compétition, avec cette confiance et cette humilité. » Autrement dit, pas besoin de jouer le Brésil pour se mettre dans le bain, les choses se feront naturellement.

Un gros niveau à l’entraînement

Un bon sparring-partner ne se résume pas qu’à son niveau, son profil importe aussi. Et Didier Deschamps voit une certaine utilité à rencontrer un adversaire comme la Bulgarie. « Ils jouent avec une défense à trois ou cinq et on rencontrera aussi ce schéma contre l’Allemagne, même si ça sera à un autre niveau. Donc de ce côté-là ça sera une bonne chose. »

Et si après ça, vous êtes toujours inquiets du fossé entre le niveau de la préparation de nos Bleus et celui du Portugal, qui a affronté l’Espagne pour se chauffer, rassurez-vous : DD a un groupe de 26 joueurs tellement dense que les oppositions à l’entraînement sont déjà bien assez disputées du peu qu’on a pu en voir. Tellement, que le staff de l’équipe de France a prévu un jour off, mercredi. Après tout, c’est logique. Quand on est champion du monde, il n’y a nul meilleur adversaire que soi-même.