Euroligue : « La saison régulière de NBA est très pauvre », estime Léo Westermann avant le Final 4
BASKET•Le meneur de jeu alsacien du FC Barcelone dispute à partir de ce vendredi le Final 4 de la compétition reine en EuropePropos recueillis par Thibaut Gagnepain
L'essentiel
- Trois joueurs français disputent à partir de ce vendredi le Final 4 de l’Euroligue, la plus grande compétition de basket en Europe, à Cologne (Allemagne).
- Parmi eux, le meneur du FC Barcelone né en Alsace, Léo Westermann, qui se hisse pour la première fois à ce niveau.
- « C’est un rêve qui se réalise. Ce serait même extraordinaire de la gagner maintenant. Moi, je suis un enfant de l’Euroligue, j’ai grandi avec et je suis tombé amoureux de mon sport en la regardant » , explique-t-il en acceptant volontiers de comparer la compétition avec la NBA.
Ils seront trois. Trois Français sont engagés ce week-end dans le Final 4 de l’Euroligue à Cologne (Allemagne). Rodrigue Beaubois et Adrien Moerman ouvriront le bal ce vendredi (18h) avec l’Efes Istanbul face au CSKA Moscou. Puis ce sera au tour de Léo Westermann de tenter d’envoyer le FC Barcelone en finale, contre Milan. A 28 ans, le meneur d’origine alsacienne ne cache pas son excitation avant ce grand rendez-vous, lui qui se qualifie d' « enfant de l’Euroligue ». Et défend la compétition, si souvent dans l’ombre de la NBA.
Dans quel état d’esprit êtes-vous avant de débuter ce Final 4 de l’Euroligue ?
Je suis très content d’avoir fait tout ce chemin. Ça faisait sept ans que le club n’avait pas été aussi loin. Il ne faut pas minimiser cette performance. Maintenant, il reste quatre équipes de haut niveau. Tout va être possible.
Qu’est-ce que cela représente de disputer votre premier Final 4 ?
En 2018, j’aurais déjà dû le jouer avec le CSKA Moscou mais j’étais blessé. Là, même si ça perd un peu de sa superbe sans les fans et les familles, ça reste un événement incroyable.
Pour vous qui disputez la compétition depuis près de dix ans, est-ce un sommet ?
Oui, c’est un rêve qui se réalise. Ce serait même extraordinaire de la gagner maintenant. Moi, je suis un enfant de l’Euroligue, j’ai grandi avec et je suis tombé amoureux de mon sport en la regardant. Bien sûr, la NBA reste le meilleur championnat du monde avec les meilleurs joueurs et on espère tous côtoyer ce gratin-là. Après, si on parle purement basket, je m’y retrouve plus en Europe.
Quelles principales différences faites-vous entre l’Euroligue et la NBA, hormis quelques règles qui changent ?
Le fait principal, c’est que chaque match ici est extrêmement important donc tous sont joués à 100 %. Ce n’est pas forcément le cas en NBA dans le sens où il y a énormément de rencontres en très peu de temps. Là-bas, c’est plus du business tourné vers le business pendant la saison régulière. C’est pour ça qu’elle est, pour moi, très pauvre. Mais ça change en play-off, où on retrouve l’essence-même du basket.
Est-ce plus dur que d’accéder à ce Final 4 qu’à une finale NBA ?
Les deux sont très compliqués ! Pour aller aussi loin en NBA, il faut en gagner des matchs ! Les deux compétitions sont différentes mais les deux play-off sont magnifiques à regarder. Les passionnés de basket s’y retrouvent dans les deux. Moi je regarde aussi ce qu’il se passe de l’autre côté de l’Atlantique. Pas trop en saison régulière car, je le répète, ce n’est pas le même basket.
Que dites-vous aux jeunes joueurs qui sont aujourd’hui plus largement tournés vers la NBA ?
On peut voir que l’Euroligue est une bonne école. On peut le voir avec Luka Doncic qui a dominé en Europe avant de le faire en NBA. Beaucoup d’autres brillent là-bas après avoir été élevés à l’école Euroligue. Il n’y a pas qu’un chemin pour réussir.
Revenons à votre cas personnel ! Vous ne faites pas partie des joueurs appelés en équipe de France pour les Jeux Olympiques. Est-ce une déception ou était-ce attendu ?
Je m’y attendais dans le sens où je n’ai plus de nouvelles des Bleus depuis très longtemps (2017). Disputer les JO reste un rêve et ce n’est donc pas facile d’accepter de ne pas y aller. Mais c’est comme ça, c’est dû aussi au vivier du basket français. J’espère vraiment qu’ils feront un très bon résultat à Tokyo, je serai derrière eux.
Vous sentez-vous moins fort que les trois meneurs retenus (Albicy, Heurtel et Ntilikina) ?
Il y a plein de choses à prendre en compte. Aujourd’hui, il y a une équipe, pas une somme d’individualités. Vincent Collet construit son effectif autour de deux-trois têtes d’affiche et là, peut-être que certains ont des profils qui matchent mieux que le mien. J’accepte la décision du sélectionneur et si je suis appelé de nouveau un jour, j’irai avec plaisir.


















