Sylvain Marconnet se mêle à nouveau aux Bleus
RUGBY•Après deux ans d'absence, le pilier parisien retrouve le XV de France...Alexandre Pedro
Seul nouveau dans la liste de Marc Lièvremont pour affronter le Pays de Galles le 27 février, Sylvain Marconnet, 32 ans, n’a rien d’un bizuth. Fort de ses 71 sélections, le Parisien a l’occasion de rejoindre Christian Califano, pilier le plus capé chez les Bleus avec 72 matchs. Le Dacquois Renaud Boyoud fait les frais de ce retour.
Depuis les soucis de vertèbres cervicales de Benoît Lecouls, le nom de Marconnet revenait avec insistance. «C’est une forme de sécurité», assume Lièvremont. La perspective de croiser la meilleure première ligne du Tournoi n’incitait pas à l’improvisation. La polyvalence du joueur du Stade Français – aussi à l’aise à gauche qu’à droite – a aussi plaidé en sa faveur.
Un penchant pour la droite
Cette 72e sélection, le natif de Givors court après depuis presque deux ans et une fracture du tibia lors d’un séjour au ski avec sa fille. Ces trois derniers mois, Marconnet a enfin pu enchaîner les matchs et déserté l’infirmerie parisienne où il effectuait des allers-retours fréquents depuis un an. «C'est le moment de le revoir», explique Didier Retière, le Monsieur mêlée des Bleus. «Il a mis du temps, il a beaucoup travaillé, et il est en train de revenir à son meilleur niveau», constate l’entraîneur en charge des avants.
Comme toujours avec Marconnet, reste à savoir à quel poste utiliser sa science de la poussée en mêlée. Avec Fabien Barcella, Lionel Faure voire le jeune Thomas Domingo, le XV de France semble plus armé à gauche Sauf surprise, le Parisien part donc pour tenir le côté droit de la mêlée bleue ; Nicolas Mas et Benoît Lecous étant indisponible. Mais avant de se frotter à la mêlée galloise commandée par le chevelu Adam Jones, Marconnet relèvera le défi de la première ligne toulonnaise vendredi à Jean-Bouin.


















