Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Tatiana Golovin: «Personne ne sait ce que j'ai»

Tatiana Golovin: «Personne ne sait ce que j'ai»

TENNISL'ancienne numéro 1 française, toujours éloignée des cours, a repris des études et s'initie aux joies des séances photos...
Propos recuellis par Matthieu Goar

Propos recuellis par Matthieu Goar

Aux portes du Top 10 il y a un an (dernière apparition à l'Open d'Australie), Tatiana Golovin a connu une année 2008 noire. Après avoir été opérée d'un kyste, elle a dû renoncer à son rêve des JO à cause de douleurs récurrentes au dos qui la minent toujours. Aujourd'hui, elle patiente et espère simplement pouvoir un jour rejouer au tennis. Pour s'occuper, la joueuse d'origine russe qui habite à Miami a repris des études de management tout en s'accordant un peu de temps pour apparaître dans l'une des publications les plus glamours du monde sportif: le supplément bikini du magazine «Sport Illustrated», une institution aux Etats-Unis. Elle y côtoie des mannequins comme Bar Rafaeli, des cheerleaders de la NBA et deux autres joueuses comme Hantuchova et Kirilenko. A l'occasion de l'Open Gaz de France, elle a donné de ses nouvelles à 20minutes.fr.


Comment allez-vous, Tatiana?

Pas terrible. J'ai toujours mal au dos dès que je fais du sport. Personne ne sait ce que j'ai. J'ai consulté des médecins américains, les médecins de la fédé. J'ai même essayé la médecine parallèle, mais ça ne change rien. C'est très difficile à vivre. Il faut prendre son mal en patience et se contenter de ce qu'on a, mais la vie de tenniswoman, les voyages, les hôtels, me manquent. J'espère juste revenir un jour. En attendant, j'ai repris des études et je me tiens à la disposition de l'Unesco, qui m'a nommée ambassadrice il y a deux ans.


Quels sont les derniers matchs de tennis que vous avez regardés?

J'ai suivi l'Open d'Australie. J'étais très émue à la fin de la finale en voyant les larmes de Federer et Nadal presque gêné d'avoir gagné. Le week-end dernier, j'ai aussi regardé la Fed Cup. Les Italiennes nous ont toujours posé des problèmes. Elles sont très fortes collectivement alors qu'en individuel, on arrive à les battre comme Amélie (Mauresmo) l'a fait mercredi ici en battant Erani 6-2, 6-0. Sinon, Serena Williams m'impressionne. J'ai toujours pensé que c'était elle la plus forte du circuit.


Depuis mardi, on ne parle que de vous après la publication de vos photos dans le supplément de«Sport Illustrated». Pensez-vous à une reconversion dans la mode?

Non. Ce n'est pas mon métier. Cette séance de photo s'est passée en République dominicaine, à Punta Cana. Elle a duré une semaine et il fallait poser plusieurs heures le matin et l'après-midi. Les mannequins font ça depuis qu'elles sont toutes petites. Nous, on joue au tennis. Ce n'est pas vraiment la même chose. Mais vous, vous en avez pensé quoi de ces photos?

C'est plutôt réussi...

Tant mieux. J'ai hésité avant d'accepter puis j'ai foncé. Je me suis dit: autant le faire maintenant, avant d'être moche. A 90 ans, j'aurai quelque chose à montrer à mes petits-enfants. Puis, c'est plutôt flatteur. Je suis seulement la deuxième Française à y participer après Noémie Lenoir. Ils m'ont même proposé de faire la couverture de la version française.