Coronavirus au XV de France : « J’ai du mal à imaginer qu’il y ait eu une faute », estime Laporte qui ne lâche pas Galthié

RUGBY Le Président de la FFR a réagi au cluster qui touche l'équipe de France depuis le test positif au Covid-19 du sélectionneur la semaine passée

Julien Laloye
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Bernard Laporte va diligenter une enquête à la demande du ministère.
Bernard Laporte va diligenter une enquête à la demande du ministère. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

La faute à pas de chance et picétout. Invité de la matinale de France Info, Bernard Laporte est resté très évasif sur la gestion du cluster autour de l'équipe de France qui a mis 11 joueurs et cinq membres du staff sur le flanc pour l’Ecosse dimanche. « C’est toujours difficile de connaître l’origine des contaminations, j’aimerais bien. On veut savoir comment nous en sommes arrivés là, mais à partir du moment ou le président de la République est lui-même contaminé, ça montre que ce virus est difficile à maîtriser », estime Bernard Laporte.

Invité à commenter la rumeur d’une faute de son sélectionneur Fabien Galthié, qui aurait brisé le protocole en quittant Marcoussis la semaine passée selon plusieurs médias, Bernard Laporte a nié en bloc : « C’est quelque chose qui me préoccupe, j’aimerais savoir si quelqu’un a fauté réellement. Est-ce qu’il y aura de sanctions ? On n’en est pas encore là. J’ai du mal à imaginer qu’il y ait eu une faute. Je suis allé en Italie, je peux vous garantir que j’ai vu personne sortir de la bulle. »

Une enquête interne réclamée par le ministère des Sports

Une affirmation discutable, puisque plusieurs joueurs ont été aperçus dans les rues de Rome en train de déguster une gaufre, a révélé l’Equipe. La Fédération, qui a connu quatre clusters dans ses équipes nationales depuis le début d’année, n’échappera pas à une enquête interne réclamée par le ministère des Sports, dont les conclusions seront rendues sous huitaine.

D’ici là, il faudra se coltiner l’Ecosse avec une équipe fortement remaniée au stade de France : « Il faut s’adapter, c’est la vie. Ça va permettre à de jeunes joueurs talentueux qui ont déjà opéré avec les Bleus en novembre de se montrer. A trois ans d’une coupe du monde ça permet de voir un certain nombre de joueurs, il ne faut pas pleurer sur notre sort ».