OM-RC Lens : « Je mets ma place à disposition de la direction »… André Villas Boas a-t-il déjà démissionné ?

FOOTBALL L'Olympique de Marseille s'est incliné 1-0 contre le Racing Club de Lens, mercredi soir au stadé Vélodrome en match en retard de la 9e journée de Ligue 1

Adrien Max

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L'OM de Florian Thauvin a encore sombré face au RC Lens.
L'OM de Florian Thauvin a encore sombré face au RC Lens. — NICOLAS TUCAT / AFP
  • L'Olymique de Marseille a perdu 1-0 contre le RC Lens mercredi soir en match en retard de la 9e journée de Ligue 1. 
  • C'est la deuxième défaite de suite de l'OM, une première depuis qu'André Villas Boas est au club. 
  • Des résultats qui éloignent l'OM du podium, et plongent le club un peu plus dans la crise. 

Au stade Vélodrome,

Un sentiment étrange. L’Olympique de Marseille s’est incliné 1-0 contre le RC Lens mercredi soir au stade Vélodrome, en match en retard de la 9e journée de Ligue 1. C’est la deuxième défaite de suite pour l’OM, une première depuis qu’André Villas Boas est l’entraîneur du club. Mais au-delà du résultat comptable, les Marseillais ont encore livré une prestation pathétique sur le terrain. Le tifo « Vous êtes dégueulasses » des Winners, dans le virage sud, ne pouvait pas mieux coller à cette équipe mercredi soir.

L’OM n’a jamais existé dans cette rencontre qualifiée d'« obligation absolue de gagner » par André Villas Boas lundi en conférence de presse d’avant match. Les Marseillais n’ont tenté que quatre tirs durant tout le match, plus faible total de l’OM dans un match de Ligue 1 à domicile depuis qu’Opta analyse la compétition (2006/2007). Et lorsque la question a été posée à André Villas Boas pour savoir si la prestation de ses joueurs était « scandaleuse », l’entraîneur a fait ce qu’il sait le mieux faire cette saison : mettre un tir au journaliste.

« Pas mal de choses à changer dans le club »

« Tu es un peu nerveux, tu devrais te calmer un peu. Non le match n’a pas été scandaleux. Lens a été supérieur mais les joueurs ont fait les efforts même s’ils ne se sont pas créé assez d’occasions, c’est vrai. On a perdu le contrôle du match avec les blessures de Rongier et de Gueye, ça a été dur et on finit le match avec la sensation d’avoir perdu le contrôle du milieu. L’état d’esprit y était, je n’ai rien à redire, je remercie les joueurs de leurs efforts », s’est contenté AVB.

Une déclaration à mille lieues de celle du capitaine Steve Mandanda au micro de Canal+ après le match : « On perd 1-0, on ne va pas les chercher tout simplement. Mais c’est comme ça quand on est ici, il faut avoir l’état d’esprit et la mentalité et le caractère pour assumer tout ce qui va derrière. C’est vrai, il n’y a pas eu de réactions malgré nos discussions. Il y a pas mal de choses à changer dans le club. »

Même leurs adversaires ont senti que quelque chose ne tournait pas rond à l’OM. « Oui, on voit qu’il y a des difficultés, même si je préfère me dire qu’on y est un peu pour quelque chose », a souligné Franck Haise, l’entraîneur de Lens, quand le défenseur Steven Fortes a reconnu n’avoir « jamais été mis en danger » : « A aucun moment on a senti qu’il pouvait se passer quelque chose. Je ne saurais pas dire s’il y a un malaise, mais j’avais l’impression qu’il n’y avait pas de connexion entre les joueurs ».

« Je ne suis pas ici pour être un obstacle »

Une impression, et une honte, qui anime tous les supporters de l’OM, abasourdis face aux mauvaises prestations de leur équipe qui s’enchaînent. Et au manque d’envie des joueurs. Pourtant, AVB a préféré une nouvelle fois les protéger. Ou se voiler la face : « Je ne ressentais pas d’efforts ou de volonté de la part de l’équipe contre Nîmes, la volonté était là cette fois. On ne peut pas dire qu’on n’a pas couru. On s’était bien préparé, on avait de bon automatisme, c’est plutôt ma responsabilité. Lens a été supérieur, ils ont mis beaucoup de dynamisme et ça nous a créé des problèmes. »

Comme s’il avait déjà baissé les bras. « Ma place est à disposition de la direction. Je ne suis pas ici pour être un obstacle, je veux le meilleur pour OM, un club que je respecte. Si la direction pense que je suis le responsable, je suis à leur disposition », a-t-il répété plusieurs fois, avant de préciser que Jacques-Henri Eyraud souhaitait qu’il reste. Beaucoup de bruit pour peu de changement, pour l’instant.