Droits TV : Canal + menace la Ligue de poursuites judiciaires si elle ne peut pas rendre son lot

FOOTBALL La Ligue prévoit un nouvel appel d'offres, mais uniquement sur les lot rendus par Mediapro

J.L.

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Maxime Saada, le PDG de Canal.
Maxime Saada, le PDG de Canal. — XAVIER LEOTY / AFP

Le bras de fer entre la LFP et Canal + nous offre un rebondissement chaque jour. Le dernier en date ? La menace à peine voilée de Canal plus d’aller devant les tribunaux si la Ligue ne remettait pas le lot n°3 au pot dans son nouvel appel d’offres qui va être lancé en urgence pour pallier la faillite de Mediapro.

Le lot 3 pas remis en jeu par la Ligue

Rembobinons un peu : réuni en urgence après l'interview au Figaro de Maxime Saada indiquant que Canal réclamait un nouvel appel d’offres et bonne et due forme pour les droits audiovisuels du championnat jusqu’à 2024, le conseil d’administration de la LFP a refusé de s'incliner complètement. Il y aura bien un nouvel appel d’offres, lancé en urgence dans les prochains jours, mais uniquement sur les lots 1 et 2, détenus par Mediapro. Mais pas le lot n°3, enlevé par beIN puis revendu à Canal contre un chèque de 230 millions d’euros, un montant que le boss de la chaîne cryptée juge « surévalué ».

Dans une lettre dont le contenu a été révélée par RMC, Maxime Saada a répondu dans la foulée. Selon lui (et ses juristes), la loi oblige la Ligue à inclure le lot n°3 dans ce nouvel appel d’offres, sans quoi le groupe serait « discriminé » par rapport aux autres candidats potentiels pour les droits remis en jeu, parce qu’il devrait dans le même temps continuer à payer un prix « artificiellement élevé » pour ses deux matchs actuels (le samedi à 17h et le dimanche à 21h).

BeIN sur la même ligne que Canal ?

Si la Ligue devait persister dans ses choix, Maxime Saada, qui ajoute être en parfaite symbiose avec beIN Sport sur le sujet, prévient que le groupe Canal + saisira « les autorités compétentes, en particulier les tribunaux judiciaires et l’Autorité de la concurrence » pour faire valoir ses droits. La Ligue 1 n’est pas sortie du bouzin.