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Bestaven s'échappe en tête... Le journal du Vendée Globe

Vendée Globe 2020 : Douce nuit au sud de la Nouvelle-Zélande... Bestaven s'échappe en tête... Le journal de la course

VOILEC'est très calme sur le front des mers du sud
Bertrand Volpilhac

B.V.

Dimanche 20 décembre

Bestaven a pris (un peu) le large

« Attaque de Yannick Bestaven ! Thomas Voeckler sur la moto 1… » Bon, n’exagérons rien non plus, mais le skipper de Maître Coq IV a plutôt connu une belle nuit en distancant un peu ses poursuivants au podium, Charlie Dalin et Thomas Ruyant. Son avance sur Charlie Dalin (Apivia) a presque doublé par rapport à samedi soir, il est désormais 90,6 milles (167,8 km), contre moins d’une cinquantaine la veille au soir. Le troisième, Thomas Ruyant, pointe à 150,7 milles (279 km).

Rappelons au passage que Bestaven bénéficiera aussi d’une remise de peine de 10 heures à l’arrivée pour avoir détourné son bateau afin d’aider Kevin Escoffier.

Le classement

1. Yannick Bestaven, Maître Coq IV

2. Charlie Dalin, Apivia, 90 milles de la tête

3. Thomas Ruyant, LinkedOut, 150 milles de la tête

Nuit paisible au sud de la Nouvelle-Zélande

Charlie Dalin est très irrité de perdre du temps sur la tête et aimerait sans doute que la course aille un peu plus vite. Mais en ce moment, au sud de la Nouvelle-Zélande, c’est plutôt le calme plat sur le Vendée Globe. « On a de super conditions : il a fait super beau toute la journée, c’est agréable dès qu’il y a un peu de soleil, car la température monte bien, a expliqué Dalin dans la vacation nocturne. J’ai presque 15 degrés dans le bateau, et on voit des oiseaux. Le bateau ne bouge pas beaucoup, le sommeil est efficace… » Mais arrive bientôt, pour lui, une bataille avec la zone d’exclusion au sud pour éviter les icebergs.

« Une emmerde par jour » pour Damien Seguin

Un poil derrière le premier peloton, Damien Seguin est dans une phase de dépression. Pas météo, juste personnelle. Dans sa vacation du matin, le skipper d’Apicil a avoué avoir été surpris par un grain « qu’il n’a pas vu venir », lui causant des gros soucis avec une voile.

Je suis en train d’essayer de trouver des solutions, ce n’est pas vraiment simple à bord ; je n’en ai pas dormi, je me suis arraché depuis pour remettre le bateau dans le bon sens. « Le bonhomme a été fatigué par l’effort physique intense. Pour l’heure, j’étudie la question, mais il est certain que cet épisode va laisser des traces sur le bonhomme et le bateau. Je vais essayer de minimiser les pertes. On connaît l’adage « Une emmerde par jour », et ça alterne entre les petites et les grosses. Là, je suis tombé sur une plus grosse ». Allez courage.