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Dunkerque à la recherche du temps perdu

Dunkerque à la recherche du temps perdu

Des souvenirs et de l'espoir plein la Coupe. Ce soir, Dunkerque rencontre Lille en 16e de finale de la Coupe de France. « Ça me rappellera de bons souvenirs », lance Eric Allibert, le gardien de l'USLD, qui fut sociétaire du Losc de 1999 à 2002. Il n...
Thierry Butzbach

Thierry Butzbach

Des souvenirs et de l'espoir plein la Coupe. Ce soir, Dunkerque rencontre Lille en 16e de finale de la Coupe de France. « Ça me rappellera de bons souvenirs », lance Eric Allibert, le gardien de l'USLD, qui fut sociétaire du Losc de 1999 à 2002. Il ne sera pas le seul. Ancien joueur (1952-1965), Jo Dairin trépigne d'impatience de retrouver sur le banc Rudi Garcia, l'entraîneur du Losc. « J'ai joué avec son père ! » exulte le bouillonnant président du club dunkerquois. Derrière les 24 semi-pros pensionnaires du stade Marcel-Tribut, fondateur du club en 1899, c'est toute une ville qui jubile de retrouver le parfum du haut niveau. Cette semaine, l'effervescence était à son comble. Plus de 8 000 places ont été vendues pour la rencontre délocalisée à Calais, alors que les tarifs sont deux fois plus élevés qu'habituellement.

« Rencontrer une équipe de L1, c'est un peu renouer avec les plus belles heures de l'histoire du club », confie Jean-Marc, supporter de longue date. L'USLD détient le record de longévité en D2, de 1966 à 1996. Mais en deux saisons, l'équipe a dégringolé de deux divisions. Depuis, le club végète en CFA, d'où il peine à s'extraire. « La Coupe ne nous sauvera pas. C'est juste l'occasion d'écrire une belle page d'histoire », prévient Jo Dairin.

En dépit de son rôle de père Fouettard, Nicolas Huysman ne veut pas gâcher la fête. « Les matchs contre Montpellier et Reims ont montré que l'équipe était capable de faire de grandes choses, et ces 16e de finale vont redonner de la vitalité au club », convient-il. Mais l'entraîneur assure que la montée en Nationale, ratée de peu la saison dernière, reste le principal objectif. L'an passé, le club s'est donné les moyens de ses ambitions en recrutant un directeur commercial pour consolider son budget en prévision d'une montée (1,6 million d'euros). En attendant, les joueurs ont rendez-vous sur la pelouse de l'Epopée. Un nom qui sonne comme une promesse. ■