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Le CIO disqualifie trois haltérophiles roumains pour dopage aux JO 2012

Dopage : Le CIO disqualifie trois haltérophiles roumains, dont deux médaillés lors des JO de Londres en 2012

ATHLETISMECela a été rendu possible grâce à la conservation pendant dix ans, par le CIO, des échantillons prélevés lors des épreuves olympiques
Aymeric Le Gall

A.L.G. avec AFP

Le Comité international olympique (CIO) a annoncé mercredi la disqualification rétroactive de trois haltérophiles roumains (dont deux médaillés) pour les JO 2012 de Londres, après de nouvelles analyses révélant des produits interdits dans leurs prélèvements d’urine.

Razvan Martin, 28 ans, avait décroché la médaille de bronze dans la catégorie des 69 kg, devant le Nord-Coréen Kim Myong-hyok, tandis que Roxana Cocos, 31 ans, avait été médaillée d’argent chez les femmes dans la même catégorie de poids devant la Kazakhe Anna Nurmukhametova et la Colombienne Ubaldina Valoyes.

Tous deux ont été contrôlés positifs à deux stéroïdes anabolisants favorisant la prise de masse musculaire – la méténolone et le stanozolol –, tout comme le troisième athlète, Gabriel Sincraian, 31 ans, qui n’a pas terminé l’épreuve masculine des 85 kg. Le CIO conserve pendant dix ans les échantillons prélevés lors des épreuves olympiques, dans l’espoir de profiter des progrès de la détection antidopage, quitte à bousculer ses palmarès longtemps après.

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L’haltérophilie menacée aux JO

Secouée depuis des années par une cascade de contrôles positifs, ainsi que par des accusations de corruption, la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) jouera en décembre sa place dans le programme olympique, menacée pour les JO 2024 à Paris.

L’IWF a donné au CIO des gages de bonne volonté en confiant son programme antidopage à la jeune Agence internationale de tests (ITA), alors que son ancien président, le Hongrois Tamas Ajan, est soupçonné d’être directement intervenu pour masquer des analyses défavorables.

Fin octobre, l’Agence mondiale antidopage (AMA) avait publié une enquête selon laquelle 18 haltérophiles, originaires de six pays, sont soupçonnés d’avoir fourni de faux échantillons d’urine avec la complicité de « substituts », des sportifs leur ressemblant, lors de contrôles antidopage.