« Hors de question de le refaire en moto »
Après cinq Dakar à moto, le Nantais Jean-Noël Cornuaille a replongé dans la course comme copilote d'Eric Bernard. A bord du proto BMW Tryo, l'organisateur du Cassis-Dakar en 2 CV a connu des hauts et quelques bas en Amérique du Sud. TémoignageRecueilli par Mathieu Goar, envoyé spécial à Buenos Aires
Après cinq Dakar à moto, le Nantais Jean-Noël Cornuaille a replongé dans la course comme copilote d'Eric Bernard. A bord du proto BMW Tryo, l'organisateur du Cassis-Dakar en 2 CV a connu des hauts et quelques bas en Amérique du Sud. Témoignage
● Un bon souvenir « L'accueil du public argentin nous a fait chaud au coeur. Parfois, nous étions bloqués par des dizaines de personnes. Les gens nous demandaient de leur signer des autographes. C'était incroyable. Et puis la relation avec Eric... Pour deux motards comme nous, un Dakar en auto est une aventure humaine. On vit tout à deux : les galères, les bons moments. Ça s'est très bien passé. »
● Le coup dur « A la 10e étape, l'une des plus dures du rallye, nous cassons une pièce au kilomètre 21. En bon motard, Eric enfourche la moto d'un spectateur chilien et fait 80 km aller-retour pour aller en chercher une nouvelle, qui n'était pas la bonne. Nous nous étions trompés sur le diagnostic. Nous arrivons quand même à finir l'étape mais sans valider tous les points de passage. Les commissaires de la Fédération nous mettent hors course alors qu'il ne restait plus que trois étapes et que nous avions rejoint le bivouac par nos propres moyens. Ce n'est pas l'esprit du Dakar. »
● Une fierté « Réussir à prouver que notre prototype était performant. Au moment de l'abandon, nous étions dans les 20 premières places et nous aurions pu le ramener à Buenos Aires si la Fédération n'en avait pas décidé autrement. »
● La nostalgie de la moto ? « Pas du tout. Au contraire, quand je vois les motards qui sont doublés par les camions sur des pistes étroites, je me fais des peurs rétrospectives. Il est vraiment hors de question que je le refasse un jour en moto. Surtout quand je vois le drame qui est arrivé à Pascal Terry [motard amateur de 49 ans mort lors de la 2e étape]. » ■



















