Gries, l'autre Petit Poucet
A chaque coupe, son trouble-fête alsacien. En foot, c'est Schirrhein qui défraye la chronique. En basket, c'est le club de Gries-Oberhoffen. Les deux villages sont distants de 10 km seulement. Les basketteurs, qui évoluent en Nationale 2 (4e division...Floréal Hernandez
A chaque coupe, son trouble-fête alsacien. En foot, c'est Schirrhein qui défraye la chronique. En basket, c'est le club de Gries-Oberhoffen. Les deux villages sont distants de 10 km seulement. Les basketteurs, qui évoluent en Nationale 2 (4e division), sont les premiers à avoir créé la surprise en sortant Saint-Etienne (Pro B) au tour précédent. Aujourd'hui à 20 h, ils affrontent Cholet, 11e de Pro A, à l'espace sports La Forêt. Un adversaire de qualité supérieure. « C'est la dernière équipe française encore qualifiée en Coupe d'Europe, rappelle Olivier Bady, le directeur sportif du club. Ils ont trois internationaux français et un très bon Américain, Antywane Robinson. »
« On a une chance sur un million de gagner, mais on va la jouer à fond, prévient l'entraîneur des Verts. Comme contre Saint-Etienne, on va s'accrocher à eux comme des morts de faim le plus longtemps possible. » Le club est sûr de sa force après une nouvelle victoire en championnat ce week-end, contre Autun (76-69).
Premier club de Nationale 2 à accéder aux 16es de finale de la Coupe de France, les Griesois n'ont pas connu le même emballement médiatique que leurs voisins schirrheinois. « C'est l'énorme différence entre le basket et le foot, analyse Olivier Bady. Tant mieux pour eux. Nous ne sommes pas jaloux. Et puis, la médiatisation est éphémère. » Comme les footballeurs, les Griesois évolueront à guichets fermés contre Cholet. Les 2 000 places ont rapidement été vendues. « On a demandé à tous les supporters de venir en vert », avoue le coach du BCGO. Le vert, la couleur de l'espoir. ■



















