« Sur la bonne voie » pour décrocher sa « licence à vie » en Euroligue, l’Asvel retrouve le gratin européen à Valence

BASKET L’imposante armada de 15 joueurs montée par Tony Parker lance ce jeudi (21 heures) sa déterminante saison d’Euroligue en Espagne

Jérémy Laugier

— 

David Lighty, ici la semaine passée lors de la défaite en Jeep Elite à Dijon, sera l'un des atouts villeurbannais ce jeudi pour la reprise de l'Euroligue. JEFF PACHOUD
David Lighty, ici la semaine passée lors de la défaite en Jeep Elite à Dijon, sera l'un des atouts villeurbannais ce jeudi pour la reprise de l'Euroligue. JEFF PACHOUD — AFP
  • Sept mois après l’interruption de la précédente édition en raison de la pandémie de coronavirus, l’Asvel est de retour ce jeudi (21 heures) en Euroligue, avec une première journée disputée à Valence (Espagne).
  • Malgré la crise économique, Tony Parker est parvenu à renforcer l’effectif villeurbannais, qui compte 15 joueurs pour tenter d’accrocher cette saison une « licence à vie » dans la plus prestigieuse compétition européenne.
  • De nombreux doutes entourent le nouvel entraîneur TJ Parker, frère de « TP » et plus jeune coach en Euroligue cette saison (36 ans).

« L’Asvel est sur la bonne voie. J’aime beaucoup la vision du propriétaire Tony Parker, la structure du club et le fait qu’une autre entité sportive aussi importante que l’OL soit maintenant entrée dans le capital. C’est pourquoi l’Asvel et le Bayern Munich sont actuellement nos meilleurs candidats pour la licence A. » Ces éloges venant du patron de l’Euroligue Jordi Bertomeu dans une interview à l'AFP vont faire plaisir à « TP », tout près de décrocher sa fameuse « licence à vie » dans la plus prestigieuse compétition européenne. Une Euroligue que les Villeurbannais vont retrouver ce jeudi (21 heures) à Valence (Espagne), sept mois après l’interruption de la précédente édition en raison de la pandémie de coronavirus.

Alors coachée par Zvezdan Mitrovic, l’Asvel présentait un encourageant bilan de 10 victoires et 18 revers (15e) au moment de boucler sa campagne le 5 mars au Real Madrid (87-78). 11 joueurs avaient été utilisés ce soir-là en Espagne contre sans doute 14 (dont 7 recrues) ce jeudi pour la première journée de la campagne 2020-2021, grâce à un budget et une masse salariale en hausse malgré le délicat contexte économique (11,90 millions d’euros et 3,56 M€).

Si on ajoute à cet effectif Guerschon Yabusele, positif au Covid-19 et donc forfait ce jeudi, on a quasiment affaire, numériquement parlant, à l’effectif de l’OL préparant la réception de l’OM dimanche. « Tous les postes sont doublés et même triplés », constate ainsi le géant Moustapha Fall (2,18 m), arrivé cet été d’Ankara. « Nous sommes 15 et l’idée est que nous soyons tous interchangeables, complète le capitaine Charles Kahudi. Nous sommes habitués à ce costume de favoris en championnat et nous n’allons pas nous cacher avec un tel recrutement. »

« C’est bien de voir les noms des joueurs sur le papier, mais il faut encore jouer et gagner, prévient l’ailier américain David Lighty. Les choses sont toujours parfaites quand on en parle, mais il faut les mettre en œuvre. » Preuve en est déjà en Jeep Elite puisque le grandissime favori s’est incliné en ouverture la semaine passée à Dijon (81-74) avant de se reprendre sans convaincre mardi à Châlons-Reims (72-85). Promu entraîneur principal cet été par son frère et président, TJ Parker aura la lourde tâche de lever les nombreux doutes qui l’entourent, lui le plus jeune coach d’Euroligue cette saison (36 ans).