Cyclisme : Incertitude sur la tenue de Paris-Roubaix en raison du rebond de l'épidémie de Covid-19

CLASSIQUE Le préfet des Hauts-de-France s’interroge sur la possibilité de maintenir ou non l’épreuve mythique

Mikaël Libert

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Des concurrents du 116e Paris-Roubaix
Des concurrents du 116e Paris-Roubaix — FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Pavés or not pavés… Ce lundi matin, le préfet des Hauts-de-France, Michel Lalande, a balancé une bombe, ou plutôt un pavé, sur l’antenne de nos confrères de France Bleu Nord. Selon lui, au vu de la diffusion galopante de l’épidémie de coronavirus dans la région, il faut se poser la question du maintien ou non de la course cycliste Paris-Roubaix.

Le peloton aurait dû se lancer à l’assaut des routes pavées de la mythique Paris-Roubaix dans un peu plus d’un mois, le 25 octobre. Ce n’était déjà pas la période habituelle puisque cette année, la 118e édition devait partir de Compiègne le 12 avril dernier, soit en plein confinement.

Un contexte différent du Tour de France

Pas de chance pour les organisateurs, qui ont arrêté la nouvelle date sans se douter qu’elle tomberait en plein rebond de l’épidémie de coronavirus. Ce n’est pas le préfet qui met le sujet sur la table, mais lorsque la question lui est posée, il répond que la tenue de Paris-Roubaix est incertaine. « Le Tour de France a eu lieu. J’imagine que les gestes sanitaires sont étudiés également pour le Paris-Roubaix », déclare le représentant de l’Etat.

Pour s’en assurer, Michel Lalande précise qu’il rencontrera bientôt les organisateurs. La date a d’ailleurs été fixée à jeudi a confirmé la préfecture à 20 Minutes. Il s’agit de « voir, dans un contexte de circulation du virus renforcé par rapport au Tour de France, quelle position on prend sur le Paris-Roubaix », a-t-il ajouté. La course est organisée par ASO, qui gère aussi le Tour et le Dauphiné Libéré, entre autres. Pour le Paris-Roubaix, la région des Hauts-de-France et la Métropole européenne de Lille sont partenaires et particulièrement intéressées à la tenue de l’événement. Pour autant, la région n’a pas souhaité communiquer à ce sujet.