Rugby : Fabien Galthié soutient Bernard Laporte, candidat à sa réelection, en liant son avenir au sien

POLITIQUE Le 3 octobre aura lieu les élections à la présidence de la Fédération entre Bernard Laporte et Florian Grill.

Hugo Van Acker

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Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, le 9 février 2020 au Stade de France.
Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, le 9 février 2020 au Stade de France. — CIAMBELLI/SIPA

Un aimable petit coup de pression. Le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié a affirmé que la question de son avenir à la tête des Bleus « pourrait se poser » après les élections à la FFR si Bernard Laporte n’est pas réelu à la présidence de la fédération, dans un entretien accordé au Midi Olympique.

« Depuis 20 ans, mon destin est lié à celui de Bernard (Laporte), c’est un fait. Un lien très fort existe entre nous. Il m’a fait confiance pour remettre l’équipe de France sur le bon chemin. Il m’a nommé pour cela. La question ne se pose pas aujourd’hui, elle pourrait se poser après les élections. Effectivement », a expliqué l’homme à la tête du XV de France.

Lors des élections à la présidence de la Fédération, prévues le 3 octobre, Laporte, président de la FFR et vice-président de World Rugby, est opposé à Florian Grill, président de la ligue Ile-de-France.

Un soutien de poids

Les deux hommes sont très proches et ne le cachent pas. A l’époque où il était joueur, Galthié avait été nommé capitaine par Laporte, alors sélectionneur (1999-2007).

« Notre mode de fonctionnement au quotidien est en collaboration étroite avec Bernard Laporte, avec sa validation. Si avec tout mon staff on peut aller dans les clubs de Top 14, de Pro D2 et de Fédérale, y travailler, voir nos joueurs, c’est une démarche poussée par Bernard qui nous donne les moyens de le faire », a ajouté Galthié.

Les déclarations du sélectionneur apportent un nouveau tournant dans la campagne. Avec un début de mandat encourageant en battant notamment l’Angleterre, les Gallois et l’Italie, Galthié devient un soutien très important pour Laporte. « Si jamais la question devait se poser après les élections, je réfléchirai à celle-ci le moment venu », avertit le sélectionneur.